mardi 19 juin 2012

La nouvelle donne du 17 juin 2012 n’est pas suffisante pour empêcher la marche vers la dictature financière : la résistance doit donc continuer !

En premier lieu, notons la nouvelle montée spectaculaire du Collectif de la gauche radicale Syriza en Grèce. 4,5 % en 2009, 16,8 % en mai 2012, 26,9 % en juin 2012. Voilà le produit d'une ligne stratégique offensive basée sur les réalités objectives et subjectives grecques. Par sa détermination à refuser la politique d'austérité en Grèce, il a réussi une montée électorale spectaculaire. Il a en partie siphonné l'électorat néo-stalinien du Parti communiste KKE qui passe de mai à juin 2012 de 8,5 % à 4,49 %. Ce parti qui refuse même de rencontrer Syriza commence à payer son arrogance et ses discours stratosphériques sans débouché politique. Syriza est aujourd'hui le principal parti d'opposition au futur gouvernement austéritaire que la droite néolibérale Nouvelle Démocratie va sûrement constituer avec les socialistes néolibéraux du Pasok.
Pour 2,8 % de mieux, la droite néolibérale avec 29,7 % des voix prend le bonus de 50 députés supplémentaires lui permettant de constituer, avec les socialistes néolibéraux du Pasok (en recul avec aujourd'hui 12,3 % des voix) un gouvernement anti-social sous la tutelle de l'oligarchie financière européenne.
Le combat de la gauche de gauche contre les politiques austéritaires doit donc continuer. Le maître mot devient donc « Résistance » !
Prochain rendez-vous au sommet européen du dernier week-end de juin 2012. Là, on va sortir de la société du spectacle médiatique télévisuel et mieux comprendre les politiques futures européennes qui seront imposées aux peuples européens. La marche vers la dictature financière des nouveaux césars européens n'est toujours pas stoppée.
Leçons du 2e tour des législatives
Nous n'avons pas encore parlé de l'élection de l'Assemblée nationale en France ! Mais nos quatre derniers éditos1 sont toujours pertinents pour conduire les débats nécessaires au développement de la gauche de gauche autour des préoccupations des salariés, des citoyens, à commencer par les couches populaires ouvriers et employés. On pourrait rajouter à ces éditos que le paradoxe de la poussée du Front de gauche à l'élection présidentielle et du recul patent du nombre de députés du Front de gauche. Cela est bien sûr pour une part la conséquence d'une Ve République d'essence césariste qui favorise le bipartisme sans opposition sur l'essentiel et du fait que les législatives suivent de près l'élection présidentielle, ce qui amplifie ce mouvement. Mais ce serait oublier un facteur important : la continuation du processus d'écroulement du Parti communiste lui-même. Il suffit pour cela de voir la faiblesse du vote Front de gauche dans la plupart des collectivités territoriales dirigés par un exécutif du Parti communiste ou la lente érosion des positions communistes face au Parti socialiste. Et le faible ancrage populaire du Parti de gauche ne permet pas aujourd'hui de contrebalancer cette lente érosion du PCF stricto sensu. Et que l'on ne vienne pas nous dire que les orthodoxes du PCF ont raison, eux qui ont perdu la 14e circonscription du Rhône sur la base de leurs analyses.
En fait, nous vivons une double course de vitesse :
  • d'abord entre l'augmentation de la demande citoyenne d'un Etat social, la volonté populaire de continuer la séquence du Front de gauche (tout en organisant le dépassement d'un simple collectif de partis) et la compréhension que le processus d'effritement rapide des positions communistes continue,
  • puis entre la gauche de gauche et l'extrême droite dans toute l'Europe.
D'où la nécessité d'une rapide réorientation stratégique de l'ensemble de la gauche de gauche.
En attendant, il convient d'avoir de la clarté dans nos têtes. François Hollande a tous les pouvoirs institutionnels pour faire sa politique. Le sommet européen des 28 et 29 juin est la prochaine échéance importante. Nous n'avons pas beaucoup de jours à attendre pour voir ce que fera notre nouveau président de la République. La ligne de plus grande pente est sans doute la poursuite des politiques austéritaires obligatoires même si les « nouveaux chiens de garde » médiatiques sont appelés à faire campagne sur l'inflexion d'un sommet qui sera obligé de tenir compte de la poussée de Syriza en Grèce. Cette politique austéritaire revient à faire payer par le salariat et principalement aux couches populaires ouvriers et employés et aux couches moyennes intermédiaires les conséquences de la désastreuse politique de fuite en avant des forces néolibérales européennes de droite et de gauche.
Nous ne pouvons pas passer sous silence l'appel au peuple grec de François Hollande, à quelques jours du scrutin, pour que celui-ci vote pour la politique austéritaire des néolibéraux grecs (droite néolibérale de Nouvelle démocratie et gauche néolibérale des socialistes du Pasok) et donc contre la politique gauche de gauche de Syriza. Nous ne pouvons pas passer sous silence le fait que le discours sur la croissance de François Hollande semble se satisfaire d'une addition du discours de la croissance (avec sans doute une petite relance européenne coordonnée, insuffisante) sans modification substantielle du coup d'Etat du 21 février 2012 pour la soumission des peuples à l'oligarchie financière et pour la régression sociale que représente le couple MES-TSCG (Mécanisme européen de stabilité et Traité sur le stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'Union économique et monétaire). Les dérégulations vont donc continuer à peser sur les couches populaires ouvriers-employés et sur les couches moyennes intermédiaires dans un cadre de soumission de plus en plus césariste aux intérêts de l'oligarchie financière internationale.
Voilà le décor planté. Puisse François Hollande nous surprendre agréablement dans quelques jours, lui qui a été élu par toute la gauche y compris par la gauche de gauche !
En attendant, l'heure est à la réorientation stratégique indispensable de la gauche de gauche pour augmenter notre capacité de résistance face à l'oligarchie financière et à l'extrême droite qu'elle a engendrée.

vendredi 15 juin 2012

Allo Nadine Morano

Nadine Morano, ex-ministre. Sipa


«Allo Nadine Morano? C'est Louis Aliot.» L'imitateur et humoriste Gérald Dahan, spécialiste des canulars téléphoniques a piégé la candidate UMP en Meurthe-et-Moselle jeudi en se faisant passer pour le n°2 du Front National et compagnon de Marine Le Pen.





          

mercredi 13 juin 2012

Je vais vous faire peur

Envoyé par DW via Google Reader :

via là-bas si j'y suis de podcast@radiofrance.com le 12/06/12

durée : 00:53:54 - là-bas si j'y suis - par : Daniel MERMET - La peur, la phobie, l'angoisse... La peur est une émotion qui bloque la raison, qui cloue, qui fige, qui paralyse, qui glace le sang. Exploitée par les démagogues, les politiciens, les publicitaires, mais aussi par le cinéma et la littérature, tirer sur le filon de la peur est un ressort vieux comme le monde, utilisé depuis la nuit des temps pour capter ou détourner l'attention... La peur bloque la raison... Peur de l'insécurité, peur du noir, peur du loup, de l'inconnu, des inconnus, des esprits qui rodent, de la mort... mais aussi du dentiste, de ne pas trouver un logement, de tout perdre dans la vie... Et vous, de quoi avez-vous le plus peur ? Programmation musicale :- Batlik : "Sous son lit"

Ce que vous pouvez faire à partir de cette page :

LES DIFFICULTÉS COMMENCENT


À la présidentielle on vote, aux législatives on fait l'élection buissonnière !
Record d'abstention battu, le 10 juin, pour ce qui est des scrutins
parlementaires organisés sous la Vème République. L'abstention a plus que
doublé par rapport au taux enregistré un mois plus tôt pour élire le chef de
l'État. Voilà au bout de quelle dérive conduit le bonapartisme de nos
institutions : le ban et l'arrière-ban de l'électorat se mobilisent pour désigner
l'homme providentiel, mais les Français boudent les urnes quand l'heure est
venue d'élire leurs députés !
« Il faut donner une majorité au Président », martèle-t-on du côté du PS.
Certes, nous n'en disconvenons pas puisque la constitution est ce qu'elle est, mais constatons, une fois de plus, que le Parlement se voit réduit aujourd'hui au rôle de chambre d'enregistrement, ce qui explique en grande partie la désaffection croissante de nos concitoyens à son égard. De plus, si l'on s'en tient aux résultats de l'élection présidentielle, le tiers des Français sera peu (ou pas) représenté dans la prochaine Assemblée.
Ce déni de démocratie entraîne une crise de la représentation politique
reconnue par tous. Ne pas tenter d'y remédier serait pour la gauche une faute grave, d'autant qu'elle aura comme jamais la possibilité de réformer la
constitution. « Réenchanter le rêve français » requiert que l'on redonne tout
son sens à la politique pour remobiliser les citoyens.
Car « les difficultés commencent », comme disait le vieux Bracke, dirigeant
de la SFIO, au lendemain de la victoire du Front Populaire, et François
Hollande n'a pas tort de reprendre la formule à son compte. L'Espagne appelle à l'aide pour renflouer ses banques (il en coûterait jusqu'à 20 milliards d'euros à la France) : la vocation de l'Europe est-elle de sauver la finance en imposant des politiques d'austérité à ses peuples ? La Grèce s'apprête à revoter le 17 juin : faut-il condamner ses habitants à choisir entre les diktats de la « troïka » (UE, BCE, FMI) ou l'exclusion de la zone euro ?
Et l'Allemagne… Comme on pouvait s'y attendre, le gouvernement Merkel
fait la sourde oreille à la demande française de renégocier le pacte budgétaire.
Pour Berlin, la croissance passe par le désendettement, le désendettement
par l'austérité. Le célèbre économiste américain Nouriel Roubini et son
collègue Niall Ferguson dressent, dans le Monde du 12 juin, un parallèle
saisissant : « Il nous paraît extraordinaire que ce soit l'Allemagne qui semble
si peu avoir appris de l'Histoire. Obnubilés par l'objectif de maîtriser l'inflation,
les Allemands donnent l'impression d'attacher plus d'importance à l'année
1923 (l'année de l'hyperinflation) qu'à l'année 1933 (date à laquelle la
démocratie est morte). Ils feraient bien de se souvenir que la crise bancaire
européenne qui éclata deux ans avant 1933 a contribué directement à
l'étouffement de la démocratie, non seulement dans leur propre pays mais sur tout le continent européen ».
Oui, les difficultés s'amoncellent, comme l'illustre aussi la multiplication des
plans sociaux. S'approche aussi l'heure de vérité pour François Hollande et
son gouvernement. Définira-t-il une voie nouvelle en Europe, quitte à
s'affronter à la chancelière ? Saura-t-il et voudra-t-il résister à la finance,
désignée il y a peu au Bourget comme l'ennemi principal ?
La tâche est immense. À défaut de réenchanter nos rêves, c'est la politique
en France et en Europe qui est à réinventer. Pour cela, il est en tous cas
impératif de voter à gauche le 17 juin – la gauche dans toutes ses
composantes, pour battre la droite et l'extrême droite.

vendredi 8 juin 2012

Scandale financier à la CGC, le syndicat des cadres


Ça c'est de la solidarité!
Selon nos informations, les commissaires aux comptes chargés de valider la comptabilité de la Confédération générale des cadres (CGC), le syndicat des cadres, ont alerté il y a quelques semaines le procureur de la République.
Ils auraient découvert que le président de la Confédération, Bernard Van Craeynest, était payé près de 140.000 euros par an par la confédération, une somme remboursée par Safran, l’équipementier aéronautique, dont il est en disponibilité.
Une autre ponte du syndicat, Danièle Karniewicz, ex-présidente de la caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV), actuellement en charge de la protection sociale, se serait pour sa part, fait rembourser près de 500.000 euros de frais par la CNAV et par la Confédération, pendant les six années de sa mandature.
Toujours selon les commissaires aux comptes, les secrétaires nationaux du syndicat auraient perçu chacun 1.500 euros par mois en plus de leur rémunération et de leurs défraiements officiels, en dehors de toute décision officielle des organes confédéraux. Les cotisations sociales afférentes n'auraient pas été versées. Un comité confédéral de la CGC se tiendra demain pour examiner les comptes et « obtenir des éclaircissements » sur ces dérapages. La séance risque d’être chaude.
Personne à la CGC n'était joignable dans la matinée.

Philippe Eliakim

jeudi 7 juin 2012

Les primes en or des tennismen

Et dire que toute cette fortune issue de vous et moi va aller se nicher en Suisse ou autre paradis fiscal!

Nadal, Sharapova, Djokovic… découvrez les 10 joueurs et joueuses de tennis ayant empoché les plus gros gains sur les circuits ATP et WTA.
Victoria Azarenka
Novak Djokovic
Rafael Nadal
Roger Federer
Marias Sharapova
Agnieszka Radwanska
Serena Williams
David Ferrer
Andy Murray
Thomas Berdych
Les tennismen ne jouent pas que pour la gloire. Dimanche, le vainqueur de Roland-Garros 2012 va décrocher un joli pactole : 1,25 million d'euros. Au total, les participants du tournoi de la Porte d'Auteuil se partagent 18,72 millions d'euros. Un montant en hausse de 6,8% par rapport à l'an dernier.
Tout le monde a droit à sa part. Les éliminés au premier tour ont empoché 18.000 euros, ceux du deuxième tour 27.000 euros, et ainsi de suite. Sorti en quarts de finale après un beau combat contre Novak Djokovic, Jo-Wilfried Tsonga pourra se consoler avec un chèque de 155.000 euros. Depuis le début de l'année, il affiche désormais plus de 850.000 dollars de gains à son compteur.
Dans cette course aux primes, le Français reste loin des meilleurs joueurs du circuit. Le numéro 1 mondial, Novak Djokovic, en est déjà à plus de 4 millions de dollars, selon le décompte de l'ATP Tour. Son alter-ego féminin, Victoria Azarenka, fait encore mieux (4,5 millions).
Au fil de leurs victoires, ces champions se constituent ainsi de confortables bas de laine en vue de leur retraite sportive. La recordwoman en la matière, l'Américaine Serena Williams, a par exemple accumulé 36 millions de dollars depuis le début de sa carrière à la fin des années 90.
Chez les hommes, Roger Federer règne en maître : ses gains dépassent 70 millions de dollars. Et encore, ces sommes n'intègrent pas les sponsors. En incluant ses revenus tirés de ses contrats publicitaires, le Suisse est le quatrième sportif le plus mieux payé de la planète, avec des revenus annuels approchant 50 millions de dollars en 2010-2011 selon Forbes…

mercredi 6 juin 2012

Mal de dos les méthodes qui marchent

Si vous désirez que je vous envoie le texte original, écrivez-moi dans le lien "votre remarques m'intéressent" en haut à gauche