lundi 7 mai 2012

Le détail des résultats du second tour

François Hollande et Nicolas Sarkozy.
François Hollande a obtenu 51,62 % des suffrages exprimés, contre 48,38 % à Nicolas Sarkozy, selon la totalisation finale des résultats effectuée par le ministère de l'Intérieur, y compris les Français de l'étranger. Plus de 18 millions de suffrages se sont portés sur le président élu, 16,9 millions sur son prédécesseur et 2,1 millions d'électeurs ont voté blanc ou nul, selon cette totalisation portant sur plus de 46 millions d'inscrits et 37 millions de votants.
Le taux d'abstention est de 19,66 % (contre 20,7 % au premier tour cette année et 16,03 % au second tour de 2007), soit neuf millions de personnes. Les résultats relatifs aux Français de l'étranger, quelque un million d'électeurs, sont arrivés dans la nuit de dimanche à lundi. Ils ont été marqués par une forte abstention, 57,8 %. La proclamation officielle des résultats par le Conseil constitutionnel doit intervenir d'ici à jeudi.

Voici les chiffres définitifs fournis par le ministère de l'Intérieur sur le vote des Français au second tour :
• Inscrits : 46 073 165
• Votants : 37 016 982
• Suffrages exprimés : 34 869 809
• Abstention : 19,66%
• Voix pour Hollande : 18 000 438
• Voix pour Sarkozy : 16 869 371

Explosion de joie

Une nouvelle bataille nous attend

Dégager Nicolas Sarkozy, le peuple français vient d'y parvenir. Nous ne pouvons que nous réjouir de ce choix souverain tant la souffrance des citoyens, et en particulier des salariés ainsi que de leurs familles, a été forte dans la période de ce règne monarchique.
Mais nous ne pouvons pas rester l'arme au pied. Une nouvelle bataille nous attend dès le lundi 7 mai au matin. Une bataille complexe qui ne simplifie pas hâtivement.
Après ce dégagement tant souhaité, nous devons travailler aux conditions nécessaires et suffisantes de la transformation sociale et politique sans laquelle tout enthousiasme finit dans la déception voire la fatalité. Et pour cela, il nous faut démarrer en même temps la politique de temps court et celle du temps long. Faire l'un sans l'autre reviendrait à croire qu'il suffit de boire sans manger ou de manger sans boire pour assurer l'avenir.
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dimanche 6 mai 2012

De l'argent, il y en a

Avant tout, il faut réduire "la dette". Les moyens ? Règle d'or, rigueur budgétaire, plan de stabilité... C'est-à-dire réduction des budgets santé, éducation, retraite, c'est-à-dire "assouplissement" du code du travail, c'est-à-dire menace sur la sécurité sociale... Pourtant, chaque année, à cause des paradis fiscaux, l'Etat perd 30 milliards d'euros, deux fois le déficit d e la sécurité sociale... Selon Antoine Peillon, l'évasion fiscale est responsable des 600 milliards qui manquent à la France. Ces scandales sont connus tout comme les noms des "évadés" fiscaux, la plus célèbre étant Bettencourt. Mais si les enquêtes n'aboutissent pas, c'est que l'Etat protège les fraudeurs. Pourquoi ? Comment ? Entretien¨s de Daniel Mermet. Programmation musicale :- MC DUVAL : "Rentier"- Odieu : "Gloire à ma banque"- Marty : "L'impôt sur les feignants" 
Première partie

600 milliards manquent à la France. C'est ce qu'affirme Antoine Peillon dans son enquête sur l'évasion fiscale. 10% du patrimoine des Français est ainsi caché dans des paradis fiscaux. "Les paradis fiscaux c'est fini ! " Nicolas Sarkozy l'a dit et répété. Mais notre Pinochio ne fait plus rire, il va sortir de scène sous les sifflets. Les paradis fiscaux sont toujour s là et l'évasion fiscale continue. Selon le Comité catholique de lutte contre la faim, c'est plus de 20 milliards qui échappent annuellement au budget de l'Etat. Le gouvernement américain est parti en guerre contre les fraudeurs. En France, toutes les informations sont réunies sur cette délinquance en col blanc "en bande organisée". Mais pourquoi une telle omerta judiciaire? Face aux plans de rigueurs et aux mesures d'austerité, la question mérite d'âtre posée. Entretiens de Daniel Mermet.Programmation musciale :- Zaragraf : "Les frs ch" - Thomas Pontier : "La complainte du banquier" 

samedi 5 mai 2012

Hollande suscite l’enthousiasme.

Dans To Ethnos (Athènes), l'élection du socialiste serait "l'étincelle" pour remettre en cause"le dogme asphyxiant de l'austérité budgétaire [qui] a fait trop de dégâts dans les pays du Sud de l'Europe".

Point de vue partagé par le politologue José Ignacio Torreblanca qui estime dans El Pais (Madrid) que"l'heure est venue de dire basta à Berlin". Selon lui, la France de Sarkozy "en est venue à représenter un problème aussi grave pour l'avenir de l'Europe que le rigorisme de la Bundesbank" et que, des lors, "Hollande pourrait être le remède pour la France, pour la Commission mais aussi pour l'Allemagne elle-même."

Enfin, The Guardian (Londres) estime que l'élection de Hollande pourrait être non pas "une révolution" mais "un pas dans la bonne direction", rappelant au passage que le Royaume-Uni est entrée en récession.         


mardi 1 mai 2012

Merci de nous provoquer

Sarko deviens fou

En ce jour de 1er mai,
Il divise une fois de plus les Français en distinguant les soi-disant "vrais travailleurs" des travailleurs tout court.
Il ignore sans doute l'origine de la fête du 1er mai  : En 1886 à Chicago des manifestations réclamant la journée de 8 heures ont été réprimées dans la violence.
Une manifestation internationale fut décidée à date fixe par dle congré international socialiste en hommage aux victimes de cette répression.