samedi 30 mai 2015



INTERCEPTION Low cost:la révolution du transport aérien

mardi 5 mai 2015

Dette, crise, chômage,: qui crée l'argent ?

A voir absolument



Dette, crise, chômage : qui crée l'argent ?
La monnaie fait partie de notre quotidien. Elle est au cœur de nos économies : elle permet les échanges des biens et des services. Pourtant, personne ne sait vraiment qui la fabrique, ni comment elle fonctionne. En partant de ce que tout le monde connait, ce document explique les fondements des systèmes monétaire et bancaire, et en décrypte certaines conséquences. Car c'est bien l'incompréhension du système monétaire par la majorité des citoyens, des journalistes, des politiciens et de nos élites au sens large, qui permet à la finance et aux banques de régner sans entraves.

Ce document citoyen n'a aucune couleur politique. Par des exemples simples, didactiques, il décrit les mécanismes bancaires peu connus, énonce des faits et matérialise des liens avec les principaux enjeux de notre temps. Il débouche sur une critique des systèmes financier, politique et médiatique, et se termine par des objectifs et alternatives fondamentaux pour le monde de demain.

Avec la supervision de deux spécialistes du domaine que sont Gérard Foucher et André Jacques Holbecq, tous deux auteurs de nombreux ouvrages sur le système monétaire, ainsi que des analyses techniques précises comme celle de Jean Bayard, Gabriel RABHI a mit à profit ses compétences en imagerie. La sélection des informations et des principes à exposer, leur simplification sans induire d'erreurs, ainsi qu'une orientation critique de la création monétaire a nécessité six mois de travail.

lundi 13 avril 2015

Le bonus du patron de PSA, Carlos Tavares

Le boss de Peugeot-Citroën s'est octroyé une jolie prime en 2014. Un montant qui peut prêter à débat, même s'il est inférieur à celui de plusieurs ténors du secteur automobile. 
Après le patron de Renault (RNO-89,27 €-0,19 %) , c'est au tour du boss de PSA, Carlos Tavares, de faire l'objet d'une polémique sur sa rémunération. En 2014, le président du directoire a en effet touché un salaire variable de 1,6 million d'euros, en plus de ses 1,1 million en fixe. Un bonus qualifié de "scandaleux" par la CGT du constructeur automobile.
Il est vrai qu'un tel montant peut choquer, alors que PSA est encore en convalescence. Certes, le chiffre d'affaires du groupe a légèrement progressé en 2014 (+1%), à 53,6 milliards d'euros, tandis que le résultat opérationnel courant est repassé dans le vert (905 millions, contre –354 millions l'année précédente). Mais le résultat net part du groupe, de son côté, est resté négatif (-706 millions), signe que les difficultés du constructeur ne sont pas encore totalement enterrées.

Comment Tavares est parvenu à s'octroyer une telle prime en dépit d'une perte nette ? En fait, la part variable de sa rémunération, qui peut atteindre jusqu'à 150% de la rémunération fixe, ne dépendait pas des bénéfices en 2014. 80% de ce bonus était fixé en fonction du "free cash flow" dégagé par le groupe, c'est-à-dire la trésorerie disponible. Un choix qui peut porter à débat… Les 20% restants étaient fonction de critères qualitatifs (réussite managériale, relations avec les actionnaires). Impossible, donc, de vérifier si Carlos Tavares a effectivement rempli son contrat avec brio sur ce point.

mercredi 31 décembre 2014

mercredi 22 octobre 2014

Le gouvernement prêt à brader les réseaux de transport d'énergie

Au moment où l’Autorité de la concurrence dénonce l’erreur de la privatisation des 
autoroutes, le gouvernement s’apprête à consentir une nouvelle rente au privé, en privatisant 
les entreprises de réseaux de transport de l’électricité et du gaz. Le grand bradage des actifs 
publics continue.

Dans la gesticulation quotidienne du gouvernement, chaque jour ou presque une nouvelle annonce
arrive, marquée du sceau de “la fin des tabous”. Contrat de travail, ouverture des magasins le
dimanche, retraite, allocations chômage, professions réglementées… le programme de la Troïka
(Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international), appliqué
avec le succès que l’on sait en Europe du Sud, nous est déroulé quotidiennement.
Un deuxième volet manquait : celui des privatisations. Le nouveau ministre de l’économie,
Emmanuel Macron, qui s’est institué « briseur en chef des tabous » au gouvernement, vient d’ouvrir
le chapitre. « La France a l’intention de céder cinq à dix milliards d’euros d’actifs dans les 
dix-huit mois », a-t-il annoncé cette semaine. Quatre milliards d’euros sont déjà inscrits dans le projet
 de la loi de finance 2015, pour désendetter les finances publiques.
© Reuters
Le petit jeu des futures privatisations a commencé. Les mêmes noms reviennent, car dans ce domaine
, il a déjà beaucoup été fait : la liste des entreprises où l’État est encore actionnaire s’est réduite
comme peau de chagrin depuis vingt ans. On parle donc à nouveau de la cession de quelques pour-
cent supplémentaires dans Orange, GDF-Suez, EDF, Renault…
Manifestement, ces ventes possibles ne sont pas à la hauteur ni des besoins financiers de l’État, ni de
sa volonté de marquer son grand tournant libéral, afin de donner tous les gages voulus à l’Europe.
Très discrètement, le 17 octobre, Emmanuel Macron a dévoilé ses intentions sur le nouveau
programme à venir. Ce n’est ni Renault ou EDF qu’il vise, mais les entreprises de réseau comme
RTE, l’entreprise chargée du transport de l’électricité dans le pays, et peut-être GRTgaz, le
gestionnaire de transport de gaz.« Nous avons des infrastructures existantes dans le pays dans 
plusieurs entreprises publiques de réseau. Notre volonté, c'est de les ouvrir », a-t-il déclaré lors 
d'un colloque de l'Association des investisseurs en infrastructure à long terme. Un auditoire tout
acquis. 
Au moment où la Cour des comptes et l’Autorité de la concurrence démontrent, dans plusieurs
rapports successifs, l’erreur commise avec la privatisation des autoroutes, au moment où certains
demandent leur renationalisation afin que l’État puisse reprendre la main sur la politique de transports,
 le gouvernement n’en tire aucune leçon et s’apprête à céder des infrastructures tout aussi stratégiques
 pour l’énergie.
Bâtis par l’action publique depuis des décennies, parfois à coups d’expropriations payées des queues
de radis, ces réseaux sont l’épine dorsale de toute la distribution d’énergie en France. Ils sont un
élément indispensable pour tout le pays, assurant à la fois sa sécurité et l’égalité des territoires. Ces
entreprises constituent un monopole physique de fait. En quoi est-il légitime de renoncer au contrôle
public pour les mettre dans les mains du privé ?
C’est un vieux projet de la Commission de régulation de l’énergie, farouche adepte de la libéralisation,
 de mettre à bas toute l’intégration verticale du système énergétique français, au nom de la
concurrence libre et non faussée, quel qu’en soit le coût. L’idée est aussi régulièrement agitée à Bercy
 depuis des années. Mais jusqu’à présent, il n’était question que de permettre l’entrée de la Caisse des
 dépôts dans leur capital aux côtés d’EDF ou de GDF-Suez, afin de garder une maîtrise publique sur
l’ensemble. Cette fois, il ne s’agit plus de faire appel à la Caisse mais à des capitaux privés.
Ces actifs, il est vrai, intéressent les financiers. Passages obligés pour toute distribution de l’électricité
 et de gaz, quel que soit le fournisseur, ces entreprises de réseaux touchent un droit sur chaque
livraison. C’est une rente assurée et sans risque, prise sur le domaine public et les consommateurs,
comme peuvent l’être les autoroutes, les aéroports, etc. Tous les actifs qui, comme par hasard, sont
en tête de liste des sociétés à privatiser dans les programmes de la Troïka. Il faut bien des garanties
pour le capital.
Il y a longtemps que les capitaux privés lorgnent sur ces poules aux œufs d’or. Tant de richesses
accumulées ne sauraient rester dormantes. GDF-Suez et EDF, leur société mère, en ont déjà
abondamment profité sans que les administrateurs de l’État qui siègent à leur conseil n'y trouvent à
redire. RTE, filiale d’EDF, a plusieurs fois assuré les résultats de sa maison mère. Cela a permis de
cacher les aventures ruineuses à l’étranger (10 milliards d'euros de pertes en Amérique du Sud, 1,5
milliard en Italie, plus de 2 milliards aux États-Unis) et de verser les dividendes attendus par l’État.
Quand le groupe Suez a mis la main sur GDF, sa première
préoccupation a été de faire remonter tous les trésors cachés de sa
filiale de transport. Il en a tiré plus de 2 milliards d’euros en
quelques années, l’obligeant même à lui verser des dividendes pour
l’emprunt de réseaux qui avaient été apportés gratuitement par l’État
 (lire GDF-Suez la bonne affaire des réseaux gaziers). Là encore,
cela a permis d’arrondir les dividendes versés à l’État. Ce dernier n’a rien dit.
Pour justifier l’ouverture de capital de ces sociétés, Emmanuel Macron a avancé ces explications :
« Il s'agit de libérer du capital de ces entreprises à infrastructures pour qu'elles le remobilisent 
sur d'autres projets et des investissements qu'elles doivent faire. » « Et donc, à ce titre, votre 
présence est utile et nécessaire sur le territoire », a dit le ministre devant un auditoire acquis
d’avance.
La montée en puissance des énergies renouvelables, qui n’obéissent plus du tout aux mêmes schémas
centralisés de distribution électrique, impose de réorganiser et de rebâtir les systèmes de transport pour
 permettre l’intégration de ces productions décentralisées. De même, les interconnexions électriques
aux frontières, qui devaient voir le jour pour construire le grand marché unique de l’Europe de l
’énergie, n'en sont toujours qu’aux balbutiements.
Des moyens, pourtant, ont été libérés. Afin d’éviter « toute subvention cachée » au sein des entreprise
s publiques et de permettre l’arrivée d’une concurrence, les comptes de toutes les activités ont été
séparés. Désormais, les consommateurs paient sur chaque facture une taxe pour la consommation
d’énergie et l’entretien des réseaux de transport. Une taxe qui augmente régulièrement d’ailleurs. Si
tout se passe comme le souhaite le gouvernement, elle est appelée à prendre l’ascenseur au cours des
prochaines années.
Car c’est le montage qui nous est promis. Défendre aujourd’hui l’idée que les capitaux privés vont
participer au développement des réseaux relève de la croyance, de l’acte de foi. Il y a longtemps que
l’ouverture au privé ne permet plus d’apporter des capitaux aux entreprises. Les entreprises cotées qui
 font des augmentations de capital se comptent sur les doigts des deux mains chaque année. La Bourse
 n’est plus là pour financer l’économie, pour apporter des capitaux aux entreprises, mais pour
percevoir des dividendes.
C’est en s’appuyant sur la dette que les acteurs privés développent désormais les projets. L’ouverture
 des entreprises de réseaux au privé ne devrait pas différer de ce schéma. La vente d’une partie du
capital va rapporter quelque argent à l’État, et encore, de façon indirecte puisqu’elles sont filiales
d’EDF ou de GDF-Suez. En contrepartie, ces nouveaux investisseurs vont demander une gestion
« plus dynamique » de ces sociétés. En d’autres termes, qu’elles s’endettent fortement soit
directement, soit par l’intermédiaire de partenariats public-privé – une formule très appréciée au
gouvernement – pour la construction de certains bouts de réseaux. Pourquoi hésiter ? 
Le système est sûr et garanti : à la fin, le consommateur paie. 
Le gouvernement semble prêt à perpétuer ce bradage de l’intérêt général, sans le moindre état d’âme,
au mépris de toutes les expériences passées. Les entreprises de réseau ne sont pas des entreprises
comme les autres. Toutes les privatisations de ce type de sociétés ont abouti aux mêmes échecs : soit
les sociétés privées vivent d’une rente indue, soit les investissements nécessaires ne sont pas faits,
obligeant l’État à intervenir, comme dans le cas des chemins de fer britanniques. Pourquoi en serait-il

autrement cette fois ?

mardi 30 septembre 2014

NOUS AVONS RÉUSSI! La plus grande Marche pour le Climat de l'Histoire!



Chères membres d'Avaaz, chers membres d'Avaaz,

Il y a quelques mois, notre communauté a décidé de relever un défi qui paraissait alors complètement fou: organiser la plus grande mobilisation pour le climat de l'histoire. Dimanche 21 septembre, nous avons dépassé nos estimations les plus audacieuses, 

avec une marche pour le climat *6 fois* plus importante que toutes les autres manifestations précédentes!!! Sur cette photo, vous pouvez voir à quoi ressemblait New York:

People's Climate March

Et voilà un aperçu de Londres, Berlin, Bogota, Paris, New Delhi et Melbourne......




Nous avons été plus de 675 000 à manifester partout dans le monde. Il ne pouvait pas y avoir de preuve d'amour plus impressionnante pour tout ce que le changement climatique menace: quelle belle manière de témoigner de l'espoir que nous partageons, celui de sauver

 ce monde et de construire une société reposant sur des énergies 100% sûres et 
renouvelables. Cliquez ici pour voir quelques images de cette journée:

https://secure.avaaz.org/fr/climate_march_reportback/?bojcmbb&v=47076

Ensemble, nous avons écrit une page de l'histoire - et c'est seulement le début! Le 

Sommet de Paris sera déterminant et aura lieu dans 15 mois - c'est à ce moment-là 
que nous devrons obtenir un accord mondial. En mars de l'année prochaine, les pays participants au sommet de Ban Ki-moon devront avoir annoncé leurs engagements 
nationaux - notre mouvement se répartira alors le suivi de ces objectifs. Mais d'ici au 
Sommet de Paris, nous nous rassemblerons encore à quelques occasions. Notre voix 
sera de plus en plus forte et nous serons de plus en plus nombreux à exiger de nos 
dirigeants une transition vers des énergies 100% renouvelables - et ils ne pourront alors 
rien faire d'autre que de nous écouter. Le mouvement que nous attendions tous est 
enfin là.

Avec un espoir et une énergie renouvelée pour le chemin qui nous reste à accomplir,

Ricken, Emma, Alice, Iain, Nataliya, Patri, Oliver, Diego, Rewan et toute l'équipe d'Avaaz


PS - Nous avons travaillé avec des milliers d'organisations pour que cette journée devienne réalité, en particulier avec nos amis de 350.org. Mais notre communauté peut se sentir 

fière de ses efforts. L'équipe et la communauté des membres d'Avaaz ont joué un rôle 
central dans la quasi totalité des marches et des évènements qui ont eu lieu. Le 
"Guardian" a salué l'"organisation triomphale" d'Avaaz et la BBC a déclaré que "les Marches
 ont fait descendre dans la rue un nombre record de participants, grâce à la puissance d'organisation du mouvement social en ligne Avaaz". Nous avons sélectionné des centaines
 de coordinateurs et des milliers de volontaires, et ce sont les dons des membres d'Avaaz
 qui ont permis de financer cet effort à hauteur de millions d'euros. Notre génération doit
 relever
 un défi qui nous oblige à faire de notre mieux et c'est ce que nous avons fait ensemble -
 nous avons grandi et notre organisation s'est transformée en quelque chose de nouveau
 et d'encore plus efficace, un mouvement en ligne mais aussi hors ligne. Merci beaucoup
à toutes les personnes qui ont permis de réaliser tout cela.