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mardi 30 avril 2013

Cahuzac et le labo Innothera : un contrat coûteux pour la Sécu


Il y a quatre semaines déjà que Jérôme Cahuzac est passé aux aveux et qu’il a reconnu avoir touché en Suisse de l’argent des laboratoires pharmaceutiques. Mais depuis, pas un mot sur l’identité des entreprises de santé qui l’ont secrètement rémunéré au fil des années 1990. Encore moins sur les médicaments que le socialiste s’est chargé de promouvoir, aux dépens parfois de la Sécurité sociale.
Mediapart a toutefois retrouvé la trace d’un premier contrat, signé par Jérôme Cahuzac en septembre 1991 avec le laboratoire français Innothera, spécialiste de la santé des femmes. Un « deal » peu reluisant conclu à peine quatre mois après son départ du cabinet de Claude Évin (ministre de la santé sous Michel Rocard), où il était chargé du médicament et des négociations avec l’industrie médicale.
Jérôme Cahuzac à l'Assemblée, avant l'abandon de son mandatJérôme Cahuzac à l'Assemblée, avant l'abandon de son mandat© Reuters

D’après nos informations, ce contrat conclu pour un an prévoit alors une rémunération de 300 000 francs (45 800 euros), soit 25 000 francs par mois (3 800 euros). La mission de Jérôme Cahuzac ? Utiliser son entregent et son carnet d’adresses dans l’administration de la Santé pour sauver le médicament « star » d’Innothera, un élixir à base de fer prescrit comme « anti-fatigue » et baptisé Tot’hema. Alors qu’il est pris en charge par la Sécu à hauteur de 70 %, le ministère menace à l’époque de le dérembourser, jugeant ces dépenses injustifiées – une décision qui provoquerait l’effondrement des ventes. Fin 1991, la poule aux œufs d’or d’Innothera a donc la tête sur le billot.
« On sait que le déremboursement peut tomber d’un moment à l’autre, se souvient un ancien du labo. Mais on s’accroche : chaque mois supplémentaire gagné sur la Sécu, c’est des millions de francs encaissés. » Grâce à Jérôme Cahuzac, entre autres, le ministère ne passera à l’acte qu’en… juillet 1994.
Interrogé lundi 29 avril sur l’existence et la nature exacte de ce contrat, l’avocat de l’ancien ministre du budget, Me Jean Veil, n’a pas souhaité nous rappeler (« Mes réponses sont, comme il est d'usage, réservées aux questions des juges »).
Sollicité pour sa part dès le mois de décembre 2012, le patron et principal actionnaire d’Innothera, Arnaud Gobet, avait dans un premier temps affirmé à Mediapart : « Je n’ai jamais eu de contrat ou de mission avec Jérôme Cahuzac. » Au début des années 1990, l’intégralité du travail de « relations publiques » d’Innothera avait été confiée, nous disait-il, à un « ami » des labos, Daniel Vial, et sa société PR International. Contacté à nouveau le 26 avril, l’entreprise familiale a visiblement remis de l’ordre dans ses annales, puisqu’elle a retrouvé le contrat en question.
Entre-temps, le PDG s’est adjoint les services du communicant Christophe Reille, spécialiste de « l’intelligence médiatique et judiciaire », qui se charge de nous répondre. Selon lui, Arnaud Gobet n’est pas en mesure de préciser si le contrat de 300 000 francs « effectivement signé par les deux parties a été exécuté ou non, dans cette forme-là », les pièces comptables de l’époque n’existant plus. Mais il confirme que Jérôme Cahuzac a bien travaillé au service d’Innothera pour assurer « l’interface » avec le ministère de la santé, en particulier sur le dossier du Tot’hema.
« L’objet de la mission confiée à Jérôme Cahuzac était de délivrer conseils et avis sur la stratégie réglementaire du laboratoire, déclare Christophe Reille. À cette période, le Tot’hema était le plus ciblé par l’administration. » Si de l’argent a bien été versé, ajoute le communicant, il l’a forcément été en France. Les archives comptables manquent, cependant, pour en faire la démonstration…
Le recyclage de Jérôme Cahuzac dans le privé, après sa sortie du cabinet de Claude Évin en mai 1991, aura en tout cas été ultra rapide, et bien antérieur au lancement officiel de sa société de consulting, « Cahuzac conseil », immatriculée en octobre 1993. « Je n’ai pas été le seul, vous savez, a glissé l’ancien ministre du budget le 16 avril sur BFM TV, lors de son interview confession. Et la chose est parfaitement légale. » À l’époque, les règles limitant le « pantouflage » des fonctionnaires et collaborateurs de cabinets ministériels étaient bien plus lâches qu’aujourd’hui, puisque la Commission de déontologie chargée de rendre un avis sur ce type de reconversions express n’a été créée qu’en 1995.
Mais l’attitude de Jérôme Cahuzac choque a posteriori Olivier Fouquet, président de cette instance de 2007 à 2012 : « Il est clair que la Commission de déontologie, si elle avait dû s’exprimer sur son cas, aurait rendu un avis défavorable, explique ce conseiller d’État à Mediapart. On est devant un conflit d’intérêts évident, puisque Jérôme Cahuzac s’est occupé au cabinet Évin des autorisations de mise sur le marché des médicaments, de leurs prix, etc., et qu’il est aussitôt passé de l’autre côté de la barrière. » Le fait qu’il n’ait respecté aucune période de latence alimente aujourd’hui le soupçon : n’aurait-il pas préparé sa « réorientation » alors même qu’il travaillait encore au cabinet, en accordant des faveurs à tel ou tel labo ?

Aubaine

Sur le Tot’hema, en l’occurrence, il y a de quoi s’interroger. Car à la fin des années 1980, les ventes de ce produit poussiéreux déjà commercialisé en 1950 (« une soupe démodée » selon un ancien cadre du labo) étaient tombées à zéro en France : Innothera l’exportait surtout en Afrique, où il faisait un tabac comme remède à la langueur sexuelle, avec un taureau sur l’emballage.
Sauf qu’un arrêté ministériel de février 1991, signé de Claude Evin et sans doute préparé par Jérôme Cahuzac, lui offre soudain une seconde vie : alors que le cabinet dérembourse ce jour-là l’ensemble des antiasthéniques ou « antifatigue » (141 produits brutalement radiés de la Sécu), quatre d’entre eux échappent au couperet et voient leur déremboursement repoussé à 1992. Parmi ces « miraculés », le Tot’hema, parce qu’il est également prescrit dans certains cas d’anémie (ou carences en fer).
Une vieille publicité pour le Tot'hemaUne vieille publicité pour le Tot'hema© DR
Pour Innothera, cet arrêté ministériel est une aubaine. Les consommateurs d’antiasthéniques, privés de leurs cachets habituels, vont se reporter massivement sur le Tot’hema, encore remboursé aux deux tiers. Encouragés par les visiteurs médicaux d’Innothera, les médecins distribuent le Tot’hema à tour de bras en détournant la prescription : alors que les cas d’anémie (seule indication théoriquement remboursable) sont rares en France, Innothera peut ainsi engranger 70 à 80 millions de francs de chiffre d’affaires par an sur son produit phare.
D. VialD. Vial© DR
L’administration, qui comprend rapidement « l’astuce », juge que la renaissance du Tot’hema coûte bien trop cher à la Sécu. La mission alors confiée à Jérôme Cahuzac (sorti du cabinet Évin) et Daniel Vial (avec sa société PR International) est limpide : repousser au maximum le déremboursement. Le second voit même sa rémunération en partie indexée sur les ventes (bien qu'il précise « ne plus s'en souvenir aujourd'hui ») ! La formule du Tot’hema est ajustée pour tenter d’accentuer son caractère antianémique et le lobbying se met en branle, avec une troublante efficacité.
En juin 1992, le ministère de la santé prolonge le remboursement du produit pour six mois. Puis rebelote en septembre 1992. Puis entre les deux tours des élections législatives de 1993, grâce à un arrêté des ministres Kouchner et Teulade. Il faut attendre juillet 1994, soit deux ans et demi après la date initialement prévue, pour que le Tot’hema soit enfin radié de la liste des produits remboursables, par un arrêté cinglant qui pointe une « consommation injustifiée, entraînant des dépenses injustifiées pour les systèmes de protection sociale ».
L'ancien yacht d'A. GobetL'ancien yacht d'A. Gobet© DR
À quelle date exactement Jérôme Cahuzac a-t-il cessé de défendre les intérêts d’Innothera ? À ce stade, difficile de savoir. Mais en septembre 1994 (ou était-ce 1995 ?), le socialiste profitait gratuitement du yacht d’Arnaud Gobet, un vieux gréement de légende de 37 mètres, pour quelques jours de croisière en Méditerranée.   
Entre-temps, le Tot’hema aura vécu un épisode peu glorieux : à l’été 1992, en pleine épidémie d’ESB (encéphalite spongiforme bovine), les pouvoirs publics ont interdit par précaution les médicaments à base de tissus bovins. Sans broncher, Innothera a donc revu la composition de son Tot’hema (qui comprenait des extraits de foie), mais le laboratoire a écoulé des stocks de vieilles boîtes en Afrique pendant plusieurs mois.

lundi 21 mai 2012

Le procès du Mediator reporté pour une question de procédure


Les laboratoires Servier contestent la possibilité d'être jugés à Nanterre, alors qu'ils sont mis en examen pour les mêmes faits à Paris.
Jacques Servier, fondateur des Laboratoires Servier.

Décidément ils ne veulent pas de ce procès et sont prêts à trouver 
la moindre faille pour s'en soustraire.
Honte à ces puissants par le fric!
Le tribunal correctionnel de Nanterre a reporté lundi le premier procès 
pénal du Mediator, un médicament accusé d'avoir causé au moins 500 
morts, après avoir accepté de transmettre à la Cour de cassation une 
question prioritaire de constitutionnalité (QPC). La date d'une reprise 
de ce procès pourrait être fixée lors d'une audience de procédure prévue 
le 14 décembre. La présidente de la 15e chambre du tribunal, Isabelle 
Prévost-Desprez, a jugé "sérieuse" la question de droit soulevée par la 
défense des laboratoiresServier, qui conteste la possibilité de les juger, 
ainsi que leur fondateur Jacques Servier, à Nanterre, alors qu'ils sont 
parallèlement mis en examen pour les mêmes faits de tromperie aggravée 
à Paris.
La Cour de cassation a désormais trois mois pour décider de saisir ou non 
le Conseil constitutionnel de cette question. Situation singulière dans les 
annales judiciaires : quelque 600 parties civiles ont misé sur une citation 
directe pour tromperie aggravée afin d'obtenir rapidement réparation, sans 
attendre la fin de l'instruction menée, notamment pour ces faits de tromperie 
aggravée, au pôle Santé de Paris. Jacques Servier, 90 ans, et six sociétés 
du groupe ont été mis en examen en septembre notamment pour tromperie 
et escroquerie par les juges parisiens. Or on ne peut pas être jugé deux fois 
pour les mêmes faits.
Les plaignants, qui estiment disposer des éléments de preuve nécessaires 
pour prouver le délit, reprochent à Servier de les avoir "délibérément" trompés 
sur la composition du Mediator en ne les informant pas de "la nature anorexigène" 
de son principe actif, le benfluorex. Or ce dernier diffuserait dans l'organisme une 
substance toxique, la norfenfluramine, une molécule très proche de l'amphétamine. 
Le Mediator, largement détourné comme coupe-faim durant sa commercialisation 
de 1976 à 2009, est soupçonné d'avoir provoqué, en 30 ans, le décès de 500 
personnes au moins, voire de 1 320 à 2 000 personnes, selon d'autres estimations. 
À l'ouverture du procès, lundi dernier, les laboratoires Servier avaient engagé une 
bataille procédurale pour faire reporter, voire annuler, le premier procès pénal du 
Mediator, forçant le tribunal à interrompre le procès

jeudi 16 février 2012

Sur écoute

La cour de Cassation a validé les enregistrements clandestins de l'affaire Bettancourt : du coup, l'ancien ministre Eric Woerth a été mis en examen. Fabrice Arfi, l'un des journalistes de Mediapart qui a sorti l'affaire, commente ces fameux enregistrements d'un point de vue politique, légal et éthique.

jeudi 16 juin 2011

L'affaire Luc Ferry !



Non au remboursement par Matignon des salaires de L.Ferry





Matignon a décidé sans consulter le Parlement, de rembourser des salaires indûment perçus par Monsieur Luc Ferry. 
Quel citoyen ordinaire pourrait bénéficier d'une telle mansuétude? Il faut que cessent ces discriminations, ces avantages, ces passe-droits!
Nous refusons que les impôts servent à rembourser les salaires de Monsieur Luc Ferry.

vendredi 10 juin 2011

Affaire Tapie: Mediapart met Christine Lagarde en cause


POLEMIQUE - Le site Internet assure que la ministre de l'Economie avait connaissance de certains faits et n'a rien dit...

Christine Lagarde n'a pas récusé l'un des trois arbitres de l'affaire Tapie alors que celui-ci n'avait pas honoré ses obligations d'indépendance et de transparence, écrit jeudi Mediapart.

Selon le site internet, cet arbitre n'a pas mentionné dans sa déclaration d'indépendance qu'il avait déjà été en relation de travail avec Me Maurice Lantourne, l'avocat de Bernard Tapie, à l'occasion des deux arbitrages qui ont eu lieu en 1999 et 2001.

La ministre de l'Economie «en a eu connaissance mais a choisi de ne pas demander la récusation de l'arbitre», écrit Mediapart.

Le procureur général de la Cour de cassation Jean-Louis Nadal a demandé le 10 mai une enquête pour «abus d'autorité» contre Christine Lagarde dans l'affaire de l'arbitrage privé ayant débouché sur l'attribution de 285 millions d'euros à l'homme d'affaires Bernard Tapie en 2008.
L'examen de la demande vendredi

La commission des requêtes de la Cour de justice de la République se réunit vendredi pour examiner cette demande. Mais Christine Lagarde pourrait ne pas être fixée sur son sort judiciaire ce jour-là, date-butoir pour la présentation des candidatures à la direction générale du Fonds monétaire international.
Selon une source judiciaire, les trois magistrats ne devraient pas statuer immédiatement sur ce dossier, repoussant à courant juin ou début juillet cette décision qui jette une ombre sur sa candidature à la succession de Dominique Strauss-Kahn, pour laquelle elle est archi-favorite.

Pour Mediapart, la relation entre l'arbitre et l'avocat de Bernard Tapie, qui n'avait jamais été révélée, pas même devant la Commission des finances du Parlement, risque de peser dans la décision de la Commission des requêtes de la Cour de justice de la République.

Des recours possibles contre l'arbitrage favorable à Tapie
Interrogé par Mediapart, le doyen de la faculté de droit de Versailles, Thomas Clay, estime en outre que le fait que l'arbitre n'ait pas été récusé ouvre la voie à de possibles recours contre l'arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie.

«Il reste deux recours possibles: le recours en révision ou le recours-nullité autonome qui sont ouverts si apparaît un fait nouveau qui montre que la sentence n'a pas été rendue dans les conditions où l'on croie qu'elle a été rendue», explique-t-il.

Mediapart affirme ne pas avoir obtenu de réponse de Christine Lagarde sur ces nouveaux faits avant la mise en ligne de son article, jeudi en début de soirée.

Le dossier porte sur la revente de l'équipementier sportif Adidas en 1993, dans laquelle Bernard Tapie dit avoir été floué par le Crédit lyonnais, alors banque publique.

Le procureur reproche à Christine Lagarde le choix en 2007, contre l'avis des services du ministère, d'un arbitrage privé.

Cette procédure a été préférée à la voie judiciaire alors même que l'Etat avait gagné en 2006 devant l'Assemblée plénière de la Cour de cassation, la plus haute juridiction du pays.

mercredi 8 juin 2011

Luc Ferry EMPLOI FICTIF



Luc Ferry touche un salaire de prof... sans donner un seul cours

Et les bénéficiaires du RSA devraient 5 h./sem. de corvée de "chiottes"!

Luc Ferry ex ministre de l'Education nationale est accusé de sécher les cours à l'Université Paris-Diderot. Souci: il n'est pas élève, mais enseignant! Son rayon, 
c'est bien sûr la phiolosophie. Problème: salarié de l'université Paris VIII, il avait un tas de dispenses lui permettant de ne pas enseigner (il a été notamment ministre sous Raffarin). Dispenses, accordées par le ministère de l'Education Nationale, 
qui ont pris fin à la rentrée de 2010. La réforme des universités... a donné le droit 
de donner des dispenses aux facs et plus au ministre! Du coup, le patron de la fac attendait 192 heures annuelles de son prof de philo. Rien à faire, Luc Ferry a 
séché ses propres cours!

Selon le Canard Enchainé qui révèle l'information, Vincent Berger  le président 
de cette faculté a convoqué Luc Ferry ce mercredi.

"Le mauvais élève (Luc) Ferry est convoqué, ce mercredi 8 juin, par le président de la fac. S'il ne se présente pas, l'université est bien décidée à lui réclamer le remboursement de son salaire - 4 499 euros net par mois - pour
 toute l'année scolaire (2010-2011)", révèle l'hebdomadaire satirique repris 
par le Parisien .fr.

Conciliante, l'Université Paris Diderot lui propose, comme arrangement, une 
douzaine de cours de rattrapage à effectuer entre le 15 juin et le 13 juillet 
(bien loin de 192 heures dues). Joint par le Canard, Luc Ferry explique "avoir 
attendu son arrêté de régularisation" et promet d'assurer cours en juin-juillet... 
quand la plupart des étudiants seront déjà en train de faire un petit job.

Luc Ferry est décidément au coeur de l'actualité: le mois dernier, il avait 
accusé sur Canal + un autre ancien ministre d'avoir eu des relations pédophiles 
au Maroc, sans le nommer et sans fournir de preuves.

lundi 6 juin 2011

L'avocat de Nafissatou Diallo conteste qu'il y ait eu un rapport consenti avec DSK

 
C'est un nouvel avocat, Kenneth Thompson, qui s'est adressé à la presse au nom de la victime présumée. «Certains d'entre vous ont dépeint un complot visant à faire tomber Dominique Strauss-Kahn, c'est faux», a-t-il déclaré, décrivant ensuite sa cliente comme «une femme célibataire, une mère qui travaille dur pour subvenir à ses besoins et ceux de sa fille». Pour l'avocat, le rapport qu'il y aurait eu entre la femme de chambre et l'ex-directeur du FMI n'était pas consenti. «Tout l'argent et l'influence que détient Dominique Strauss-Kahn ne changeront rien à ce qu'il lui a fait dans cette chambre d'hôtel», a-t-il ajouté. D'après Kenneth Thompson, Nafissatou Diallo ne croit pas à cette campagne de dénigrement et représente «toutes les femmes du monde» victimes d'abus sexuels.«Aujourd'hui, elle est dévastée, elle souffre, elle est traumatisée parce que Dominique Strauss-Kahn lui a fait, elle est très courageuse et remercie tous ceux qui la soutiennent», a encore indiqué son avocat qui a précisé qu'elle serait bien présente au procès et qu'il voulait faire en sorte que «Dominique Strauss-Kahn ne s'en sorte pas indemne».

mardi 31 mai 2011

Christine Lagarde poursuivie par un homme d'affaires devant la Cour de justice

JUSTICE - Déjà visée par une enquête dans l'affaire Tapie, la ministre de l'Economie est cette fois mise en cause pour sa prise de position dans la vente d'une filiale de GDF Suez...

Après l'affaire Tapie, voilà peut-être une nouvelle épine dans le pied de Christine Lagarde. Un homme d'affaires français a demandé à la Cour de justice de la République d'enquêter sur le rôle de la ministre de l'Economie dans la vente par GDF Suez de 25% de sa filiale de transport de gaz GRT-Gaz à la Caisse des dépôts.
 La suite...

jeudi 26 mai 2011

Prison dorée

Imaginez dans un quartier de Manhattan de qualité et des plus cher de NY, un logement de 600 m2 avec 4 chambres et 5 SDB sur 3 étages meublé exclusivement en "Design" avec terrasse ensoleillée,  salle de projection privée etc.
Une demeure qui vaut 13 millions $ au loyer mensuel de 50 000$ soit 35 000€.
Vous nous dites c'est sûrement un milliardaire qui habite là, eh bien c'est pas loin.

C'est notre DSK qui coule des jour heureux dans sa prison dorée.
Et il aurait voulu être notre chef d'état? socialiste de surcroît.
On est dans la fiction, et dire qu'il était le chouchou de la gauche.
En tout cas, moi je ne suis pas surpris, je savais qu'il n'aurai pas ma voix.

...J'apprends juste que ses avocats aurait des éléments pouvant dé-crédibiliser le témoignage de l'employée de l'hotel. Ben voyons ils sont payés pour ça et on les croit capables de tout pour salir cette malheureuse alors que des analyses accablantes ont été annoncées concernant l'agression.
Non celui qui n'est plus et n'a jamais été crédible c'est lui l'ex directeur du FMI.

          

mardi 24 mai 2011

Tapie dans l'ombre

                                               

lundi 23 mai 2011

Selon "20 Minutes" Un coup rude pour la défense de DSK

ENQUÊTE - Les médias américains détaillent pourquoi la direction de l'hôtel a attendu une heure avant d'appeler la police...

Un coup rude pour la défense de DSK? Alors que l’enquête avance, les médias américains distillent au jour le jour de plus en plus de détails sur la matinée du 14 mai, au cours de laquelle Dominique Strauss-Kahn est accusé d’avoir violé une femme de chambre.
Après le New York Post qui assure que DSK aurait invité deux employées du Sofitel à venir boire du champagne dans sa suite, sans succès, c’est le site Internet The Daily Beast qui explique pourquoi l’hôtel a mis si longtemps à prévenir la police. Des révélations qui, si elles sont confirmées, pourraient mettre à mal la défense de Dominique Strauss-Kahn. Ses avocats insistent en effet sur les aspects étranges de la chronologie.

Témoins de la scène

Selon le site, après avoir fui la chambre de DSK, la femme de chambre se serait cachée dans un couloir, où un l’un de ses supérieurs l’aurait trouvé, visiblement traumatisée. Elle a raconté ce qui lui était arrivé, tout en répétant  qu’elle craignait de perdre son emploi. Elle a en effet expliqué qu'au départ, elle ne devait pas s'occuper de cet étage. Elle a en fait remplacé une de ses collègues. 
Selon des témoins de la scène, la femme de chambre aurait craché à plusieurs reprises par terre et sur les murs, expliquant que DSK l’aurait obligé à lui faire une fellation, en lui appuyant sur la tête. Selon le site Internet IWatch News, l'ex-patron du FMI l'aurait attrapé, après qu'elle s'est excusée d'être entrée dans la suite en croyant qu'il était absent. Il lui aurait touché les seins et l'aurait complimenté sur sa beauté avant de verrouiller la porte d'entrée, l'entraînant vers le fond de la suite.
S’il s’est passé une heure avant que les policiers ne soient prévenus, expliquent au Daily Beast, sous couvert d’anonymat, des employés du Sofitel, c’est simple: les responsables de l’hôtel ont tout d’abord cherché à calmer la femme de chambre, puis l’ont interrogée à quatre reprises pour savoir si ce qu’elle disait pouvait être vrai. Jugeant crédibles ses déclarations, ils sont ensuite décider d’appeler la police.

samedi 21 mai 2011

Mais où va-t'il chercher tout ça?

DSK est prêt à tout pour défendre son honneur de grand bourgeois.

1 million par ci, 5 millions par là, 200 000 $ par mois pour sa surveillance, les meilleurs avocats, et la somme qu'il est dépenserait pour soudoyer ou anéantir la plaignante. Vraiment, bien que je le connaissais, je crois que cette affaire aura au moins un point positif, celui de l'éliminer des primaires si ce n'est d'avoir convaincu les socialistes qu'ils se trompent en le portant aux nues.

Je souhaite que la justice triomphe et qu'il soit "MORT" (politiquement , bien sûr).


          

vendredi 20 mai 2011

Les Animaux malades de la peste


L'actualité du jour me fais penser à ceci

Un mal qui répand la terreur, 
Mal que le Ciel en sa fureur 
Inventa pour punir les crimes de la terre, 
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom) 
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron, 
Faisait aux animaux la guerre. 
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés : 
On n'en voyait point d'occupés 
A chercher le soutien d'une mourante vie ; 
Nul mets n'excitait leur envie ; 
Ni Loups ni Renards n'épiaient 
La douce et l'innocente proie. 
Les Tourterelles se fuyaient : 
Plus d'amour, partant plus de joie. 
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis, 
Je crois que le Ciel a permis 
Pour nos péchés cette infortune ; 
Que le plus coupable de nous 
Se sacrifie aux traits du céleste courroux, 
Peut-être il obtiendra la guérison commune. 
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents 
On fait de pareils dévouements : 
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence 
L'état de notre conscience. 
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons 
J'ai dévoré force moutons. 
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense : 
Même il m'est arrivé quelquefois de manger 
Le Berger. 
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense 
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi : 
Car on doit souhaiter selon toute justice 
Que le plus coupable périsse. 
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ; 
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ; 
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce, 
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur 
En les croquant beaucoup d'honneur. 
Et quant au Berger l'on peut dire 
Qu'il était digne de tous maux, 
Etant de ces gens-là qui sur les animaux 
Se font un chimérique empire. 
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir. 
On n'osa trop approfondir 
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances, 
Les moins pardonnables offenses. 
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins, 
Au dire de chacun, étaient de petits saints. 
L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance 
Qu'en un pré de Moines passant, 
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense 
Quelque diable aussi me poussant, 
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue. 
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net. 
A ces mots on cria haro sur le baudet. 
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue 
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal, 
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal. 
Sa peccadille fut jugée un cas pendable. 
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable ! 
Rien que la mort n'était capable 
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir. 
Selon que vous serez puissant ou misérable, 
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. 



Jean de la Fontaine