lundi 7 avril 2014

Le palmarès 2014 des salaires des patrons

Les dirigeants des plus grands groupes français ont encore engrangé de belles sommes l'an dernier. Voici notre classement des salaires des patrons du SBF 120, mis à jour régulièrement.

La crise ? Pas pour le CAC 40 ! Si les entreprises se montrent chiches d'augmentations de salaires, nombre de grands patrons ont vu, eux, leur fiche paie grimper en flèche l'an dernier. Le record revient à Thierry Breton, le patron d'Atos, qui a vu bondir ses émoluments de 74,5%, à 4,9 millions d'euros. Ceux de Nonce Paolini, à la tête de TF1, ont progressé de 40,4%, à 2,1 millions d'euros, comme le montre notre classement des salaires des grands patrons ci-dessous.
Pour réaliser ce palmarès, nous suivons les publications des documents de références des 120 plus grandes sociétés cotées à la Bourse de Paris et épluchons les rémunérations de leurs dirigeants. Pour cela, nous prenons en compte le salaire fixe, le variable, les extras (jetons de présence, avantages en nature, voire certaines rémunérations complémentaires comme des primes exceptionnelles). Ce à quoi nous additionnons les stock-options et actions gratuites attribuées au titre de l'année 2013 (ou de l'exercice 2012-2013 pour les firmes publiant leurs comptes de manière décalée).
A l'heure où nous publions la première mouture de notre classement, le P-DG le mieux payé est Christopher Viehbacher, à la tête du groupe pharmaceutique Sanofi, avec 8,6 millions d'euros (+15,6% sur un an), dont plus de la moitié en actions et stock-options. L'équivalent de… 500 années de Smic ! Il devance de peu Jean-Paul Agon, le P-DG de L'Oréal et ses 8,5 millions d'euros (+8,9%). Bernard Arnault, le boss du géant du luxe LVMH, a récolté de son côté un peu plus de 8 millions et complète le podium (-16,1%).
Dans les entreprises où l'Etat est actionnaire, on est loin des 450.000 euros annuels imposés aux patrons du secteur public. Carlos Ghosn, aux commandes de Renault, par exemple, a certes vu sa rémunération glisser de plus de 20%, mais celle-ci s'affiche tout de même à 2,7 millions d'euros. Et encore, ce montant ne prend pas en compte les émoluments versés par le japonais Nissan, dont il est aussi le patron. En 2012, la firme nippone l'avait gratifié de près de 9 millions d'euros. Pas mal pour un secteur à la peine…
A noter : il est possible de trier ces données. Pour cela, il vous suffit de cliquer sur le titre de chaque colonne (Dirigeant, Entreprise, Rémunération totale, Fixe + Variable + Extras, Actions/Stock-Options).

Le palmarès 2014 des salaires des grands patrons :

DirigeantEntrepriseRémunération TotaleDont Fixe + Variable + ExtrasDont Actions/Stocks-optionsEvolution sur un an (3)
Viehbacher ChristopherSanofi8 648 326 €2 964 976 €5 683 350 €15,6%
Agon Jean-PaulL'Oréal8 517 300 €4 022 500 €4 494 800 €8,9%
Arnault BernardLVMH8 070 873 €3 575 539 €4 495 334 €-16,1%
Castries (de) HenriAxa5 323 146 €3 538 114 €1 785 032 €12,5%
Margerie (de) ChristopheTotal5 273 592 €3 543 672 €1 729 920 €7,3%
Kessler DenisScor5 134 250 €2 562 500 €2 571 750 €10,4%
Breton ThierryAtos4 941 034 €2 690 261 €2 250 773 €74,5%
Tricoire Jean-PascalSchneider Electric4 716 500 €2 377 100 €2 339 400 €14,7%
Hennequin Denis (parti le 23/04/13)Accor4 690 803 €4 268 803 €422 000 €
Potier BenoîtAir Liquide4 559 800 €2 602 800 €1 957 000 €3,6%
Riboud FranckDanone4 375 058 €2 492 645 €1 882 413 €-19,2%
Pilenko ThierryTechnip4 032 246 €1 765 341 €2 266 905 €-15,9%
Chalendar (de) Pierre-AndréSaint-Gobain3 729 912 €2 017 412 €1 712 500 €14,0%
Oudéa FrédéricSociété générale3 675 745 €2 711 995 €963 750 €9,5%
Hermelin Paul (nommé le 24/05/12)Capgemini3 512 285 €2 606 500 €905 785 €
Bonnafé Jean-LaurentBNP Paribas3 440 375 €3 440 375 €0 €8,1%
Lafont BrunoLafarge3 210 000 €1 890 000 €1 320 000 €-13,7%
Sagnières HubertEssilor3 176 205 €1 655 205 €1 521 000 €5,7%
Aschenbroich JacquesValeo3 031 740 €2 131 740 €900 000 €
Combes Michel (nommé le 01/04/13)Alcatel-Lucent2 884 100 €1 516 500 €1 367 600 €
Mestrallet GérardGDF Suez2 849 533 €2 219 533 €630 000 €-5,2%
Ghosn CarlosRenault2 723 262 €2 723 262 €0 €-21,7%
Cuvillier Christophe (nommé le 25/04/13)Unibail-Rodamco2 337 290 €1 844 275 €493 015 €
Charlès BernardDassault Systèmes2 235 684 €2 235 684 €0 €3,1%
Chifflet Jean-PaulCrédit agricole2 140 439 €2 140 439 €0 €38,8%
Senard Jean-DominiqueMichelin2 106 881 €2 106 856 €0 €0,0%
Paolini NonceTF12 086 741 €2 005 549 €81 192 €40,5%
Pringuet Pierre (1)Pernod Ricard1 964 631 €1 964 631 €0 €-44,6%
Schnepp GillesLegrand1 944 529 €1 339 308 €605 221 €-12,9%
Huillard XavierVinci1 925 069 €1 925 069 €0 €1,0%
Frérot AntoineVeolia Environnement1 789 157 €1 789 157 €0 €13,2%
Mignon LaurentNatixis1 766 470 €1 766 120 €350 €14,8%
Lazare PhilippeIngenico1 673 342 €1 673 342 €0 €-9,8%
Herteman Jean-PaulSafran1 577 399 €1 577 399 €0 €6,5%
Naouri Jean-CharlesCasino1 537 812 €1 537 812 €0 €-26,5%
Varin PhilippePSA Peugeot Citröen1 302 904 €1 302 904 €0 €0,1%
Giscard d'Estaing HenriClub Med1 178 843 €1 178 843 €0 €-3,9%
Bazin Sébastien (nommé le 27/08/13)Accor1 090 566 €838 566 €252 000 €
Bouygues MartinBouygues1 029 563 €1 029 563 €0 €0,4%
Poitrinal Guillaume (parti le 25/04/13)Unibail-Rodamco808 829 €808 829 €0 €
Verwaayen Ben (parti le 01/04/13)Alcatel-Lucent666 327 €666 327 €0 €
Guillemot Yves (2)Ubisoft540 004 €540 004 €0 €-18,7%

Chômeurs proches de l'âge de la retraite : la mauvaise surprise du nouvel accord sur l'Unedic


Afin de tenir compte du relèvement progressif de l’âge minimum de la retraite de 60 ans à 62 ans, le nouvel accord sur l’assurance chômage prévoit de relever, à compter du 1er juillet 2014, l’âge à partir duquel les chômeurs indemnisés peuvent bénéficier du maintien de leurs indemnités jusqu’à la liquidation de leur retraite à taux plein. Un nouveau calcul qui n'arrange pas tous les seniors qui se retrouvent sans emploi à l'approche de la retraite.

Les chômeurs âgés de plus de 50 ans ont le droit à une durée d’indemnisation de 36 mois maximum. En principe, une fois, ces 36 mois épuisés, le versement de leurs allocations cesse. Toutefois s’ils sont toujours en cours d’indemnisation à 61 ans (ou après), la convention d’assurance chômage actuellement en vigueur prévoit qu’ils peuvent bénéficier du maintien de leurs allocations chômage, même s’ils ont épuisé leur 36 mois d’indemnisation, jusqu’à l’âge auquel ils auront réuni le nombre de trimestres nécessaire pour faire liquider leur pensions à taux plein, ou à défaut jusqu’à l’âge du taux plein applicable à leur génération.
Le bénéfice de cette mesure est réservé aux chômeurs indemnisés depuis au moins un an, ayant cotisé pendant au moins 12 ans au régime d’assurance chômage (dont un an en continu ou deux ans discontinus, au cours des 5 ans précédent la fin de leur contrat de travail, et ayant validé au moins 100 trimestres pour leur retraite.
La nouvelle convention d’assurance chômage relève l’âge requis pour bénéficier de ce maintien de droits : il est porté à 61 ans et 2 mois pour les assurés nés en 1953, à 61 ans et 7 mois pour ceux nés en 1954 et à 62 ans pour les chômeurs nés à partir de 1955. Cette mesure s’appliquera à compter du 1er juillet 2014 aux salariés dont la fin du contrat de travail est postérieure au 30 juin 2014.
Concrètement, cela signifie qu’une personne qui se retrouve aujourd’hui au chômage à 58 ans, voire quelques mois avant compte tenu des différés d’indemnisation, est assurée d’être portée par Pôle emploi jusqu’à l’âge auquel elle pourra percevoir sa retraite à taux plein. A partir du mois de juillet prochain, elle devra attendre d’avoir au moins 59 ans (génération 1955) pour être assurée de ce maintien.
Nathalie Cheysson-Kaplan

vendredi 28 mars 2014

Ces vaches sont nourries de bonbons

 

La viande produite aux Etats-Unis n'est pas seulement bourrée d'hormones et d'OGM.

Depuis qu'une partie importante de la production de maïs du pays sert à faire du carburant pour les voitures (une aberration écologique), le prix du maïs a tellement augmenté que les éleveurs sont partis sur d'autres « solutions » pour nourrir leurs bestiaux.

Et, comme d'habitude, la solution la moins chère est aussi la pire pour notre santé.

Car les éleveurs se sont aperçus qu'ils pouvaient trouver moins cher que le maïs : acheter les rebuts des fabriques de bonbons et de chocolat.

Gommes, sucettes, marshmallows, morceaux de bonbons et de chocolat en tout genre sont mélangés au fourrage des vaches. Et le pire est que… ça marche ! Les éleveurs sont très contents !

« En donnant des bonbons à mes vaches, j'ai réussi à augmenter leur production de lait de 1,5 litre par jour », explique un éleveur, Mike Yoder, qui ne voit apparemment aucun problème à exposer sa trouvaille à la télévision (lien vers la vidéo en fin d'article). « L'élevage est une question de centimètres et, parfois, de demis centimètres. Si vous pouvez économiser un centime sur la nourriture, vous le faites. » [1]

« C'est une très bonne chose que les producteurs parviennent ainsi à réduire leurs coûts, et à fournir aux consommateurs des aliments moins chers », approuve également un consultant en nutrition pour les animaux, Ki Fanning, de la société Great Plains Livestock Consulting, Inc.

Au lieu de dépenser 315 $ par tonne de maïs, les éleveurs peuvent nourrir leurs vaches avec des pépites de bonbons (comme celles que vous trouvez sur les glaces McDonald's) pour 160 $ la tonne.

Mais que pouvez-vous encore mettre dans votre assiette ??

Les scandales sanitaires et médicaux se suivent et se ressemblent. Vous ne savez plus quoi choisir quand vous faites vos courses, comment protéger votre santé sans tomber dans la paranoïa. Avez-vous seulement une chance face au poids des lobbies agro-alimentaires et pharmaceutiques ? Alternatif Bien-Être est votre journal anti coup de blues. Tous les mois vous recevez un nouveau numéro avec toute l'actualité de la santé naturelle et rempli de conseils pratiques pour retrouver le sourire et la santé au quotidien.

Rien que dans votre numéro du mois de mars vous découvrez comment certains oméga-3 sont efficaces contre les coups de déprime, vous apprenez à lire une analyse de sang pour savoir exactement ce dont vous avez besoin, comment faire baisser l'hypertension en consommant moins de sel... mais peut-être plus de potassium, vous découvrez comment gérer votre respiration et comment la marche afghane peut améliorer votre vitalité...

La morale de l'histoire

Pourquoi les éleveurs de bétail américains sont-ils si enthousiastes pour les bonbons ?

Parce qu'ils s'aperçoivent bien que les bonbons font grossir leurs vaches plus vite. Plus de bonbons, c'est plus de viande grasse, plus vite.

Au-delà du fait qu'il faut à tout prix éviter de manger une telle viande (si vous mangez encore de la viande !), cette histoire nous rappelle, et nous confirme, que ce sont bien les sucres qui font grossir.

Vous remarquerez que les éleveurs, si pressés de faire grossir leurs vaches, ne leur donnent pas de produits gras : ils leur donnent des céréales et du sucre !

Soit exactement ce que les Autorités de Santé recommandent à la population, et ce que nos enfants entendent constamment à la télévision : une bonne journée commence par un bon bol de céréales, et un verre de jus d'orange !

En réalité, le jus d'orange a beau être naturel, il est bourré de fructose, et les céréales, surtout si elles sont grillées ou soufflées, se transforment immédiatement en sucre quand nous les mangeons.

D'où l'épidémie d'obésité et de diabète qui touche les enfants, épidémie qui progresse plus vite encore que chez les adultes.

L'industrie du sucre dans les écoles

Incroyable mais vrai, le ministère de l'Education nationale a confié à l'industrie du sucre le soin d'éduquer nos enfants à la nutrition [2].

Un accord vient d'être signé confiant au CEDUS, l'organisme de propagande de l'industrie du sucre, la responsabilité de délivrer pendant 5 ans aux enseignants, aux élèves et à leurs familles, une « information sur la nutrition et la santé. »

Dans la documentation créée par le CEDUS, on lit :

« Aucune relation directe entre consommation de sucre – en dehors d’apports caloriques excessifs – et prise de poids n’a été mise en évidence dans les études récentes. » [3]

Selon le CEDUS, il n'y aurait pas non plus de lien entre le sucre et le diabète :

« Contrairement à une idée reçue, il n’y a pas de lien de cause à effet entre la consommation de glucides en général ou de saccharose (sucre) en particulier et le diabète. » 

Entre les éleveurs de bovins américains et les cerveaux qui dirigent l'Education nationale, la différence est moins grande qu'on ne le croit.

A votre santé !

Sources :

[1] Voir la vidéo sur l'éleveur cité au début de la lettre

[2] L'industrie du sucre va dire aux élèves ce qu'il faut manger

[3] Cité par lanutrition.fr