jeudi 27 septembre 2012

Peugeot-Sochaux : un centenaire à l'économie


                                                              Emission "Interception" à écouter


Du 29 septembre au 14 octobre se tient à Paris le mondial de l’automobile.
Le moins que l’on puisse dire est que ce ne sera pas l’édition la plus flamboyante.

La construction automobile est l’un des secteurs industriels les plus durement touchés par la crise économique. Parmi les présents, Peugeot, dont le site historique, celui de Sochaux-Montbéliard, célèbre en ce moment, et sans faste son 100ème anniversaire. 20 millions de véhicules sont sortis de ses ateliers depuis 1912.
Mais comment faire la fête, quand le groupe PSA confirme la fermeture de son usine d’Aulnay en 2014, ainsi qu’un plan social de 8000 suppressions d’emplois ?
Pour cause de chute de son cours, PSA vient même de sortir du CAC 40, la liste des 40 plus grandes entreprises françaises.
A Sochaux, berceau de la marque au lion, quand Peugeot se porte mal, c’est toute une région qui monte en température. Près de 600 emplois y sont condamnés. Déjà 350 postes d’intérimaires ont disparu cet été et le chômage partiel ponctue désormais régulièrement l’emploi du temps.
Peugeot a forgé l’histoire et la sociologie de ce coin de Franche-Comté. Sur ses 265 hectares, près de 12 000 salariés sortaient jusqu’à tout récemment encore 1 800 véhicules par jour. Plus seulement des Peugeot d’ailleurs, puisque Sochaux fabrique depuis peu le fleuron de Citroën : la DS5. Ce n’est pas la première fois que le lion traverse une crise. Celle-ci s’annonce grave et durable.
Et la plupart des salariés du site historique pensent toujours qu’ils surmonteront celle-ci, comme ils ont surmonté les autres.


Chaîne Peugeot © PSA - 2012
Peugeot-Sochaux : un centenaire à l'économie
Un reportage deChristophe Beck
Prise de son Yann Fressy







En vidéo
Sochaux, cadences en chaîne
Documentaire de Laurence Jourdan consacré à la mutation des méthodes de production automobile à travers l'exemple d'une des entreprises française les plus emblématiques : Peugeot à Sochaux.

Sochaux, cadences en chaîne © INA - 2012











mercredi 26 septembre 2012

NON à l'austérité perpétuelle en Europe !

François Hollande, candidat, s'est engagé devant les Français à renégocier le nouveau Traité pour la stabilité, la coopération et la gouvernance, dit aussi Pacte budgétaire. Aujourd'hui, le gouvernement le présente pour ratification au Parlement rigoureusement inchangé, tel que signé en mars dernier par Nicolas Sarkozy.

Ce Traité interdit les déficits publics et donne aux instances européennes des pouvoirs de sanction inédits contre les pays en difficulté. Dans l'espoir de rassurer les créanciers et les spéculateurs, il impose aux États une austérité perpétuelle sans apporter aucun remède aux causes réelles de la crise: la concurrence effrénée au sein de la zone euro et la domination des marchés financiers.

En plaçant l'austérité au-dessus de la démocratie, ce Pacte va aggraver la récession et le chômage, et priver les Etats de moyens indispensables pour sortir de la crise sociale et écologique. Les très maigres mesures « pour la croissance », adoptées par le Conseil européen fin juin n'y changeront rien.

Si la construction européenne devait se poursuivre contre les intérêts et la volonté des peuples, elle n'y survivra pas, pas plus que la démocratie. C'est pourquoi les Députés et Sénateurs doivent rejeter le Pacte budgétaire. Le rejet du Traité par la France ne représenterait pas un repli : il permettrait au contraire de rouvrir le nécessaire débat pour réorienter l'Europe.
De nombreuses organisations associatives, syndicales, politiques ont ainsi décidé de lancer ensemble une campagne unitaire : "pour une Europe solidaire, NON au Traité d'austérité" : http://www.stopausterite.org
Une grande manifestation unitaire aura lieu à Paris le 30 septembre à 13h30, au départ de Nation. Le signatures de la pétition seront rendues aux députés lors de la semaine de débats parlementaires du 1er octobre.

http://www.avaaz.org/fr/petition/NON_a_lausterite_perpetuelle_en_Europe_3//?tta

Envoyé par Avaaz à partir de la pétition de Collectif



L'arnaque de la dette ( Holbecq )



A qui profite le système ? 
Entrevue de André-Jacques Holbecq. 

Présentation de l'éditeur 
" II faut réduire la dette! ". On crie à la faillite ! Tel un père qui demande instamment à ses enfants d'aller ranger leur chambre, notre gouvernement nous dit : " Assez de cette gabegie ! Il est temps de devenir sérieux, remettez vos prétentions sociales au tiroir, l'heure est au travail et aux économies ". Ce qu'on ne nous dit pas, c'est qu'il y a une quarantaine d'années, l'État français n'était pas endetté, à l'instar de la plupart des autres nations, d'ailleurs. En moins de quarante ans nous avons accumulé une dette colossale qui avoisine les 1200 milliards d'euros ! Pourquoi ? S'est-il produit quelque chose qui a fait que l'on ait soudain besoin de recourir à l'emprunt, alors qu'auparavant on se suffisait à nous-mêmes? Et si tel est le cas, qui en bénéficie vraiment ? Qui émet la monnaie ? André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder nous disent les vraies raisons de la dette et dénoncent les mécanismes destructeurs scrupuleusement occultés. Vulgarisateurs de la "chose économique", leur but est de permettre aux citoyens de "savoir ", afin qu'ils ne se laissent pas impressionner par les épouvantails que l'on agite sous leur nez. Afin de comprendre surtout que nous avons tout pour relever l'immense défi humain et écologique de notre temps et que la dette et l'argent ne sont que " vrais-faux " problèmes. 


Napoléon Bonaparte, Empereur français 
(1769-1821) 
Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. [...] L'argent n'a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain. 



Interview d'André-Jacques Holbecq

Un des deux auteurs du livre "La dette publique", A.J. Holbecq, interviewé par Yves Michel, le jour de sa conférence à Gap le 13 juin 2008. Un document passionnant !

REPRENDRE LE POUVOIR AUX BANQUES ET AUX MARCHÉS FINANCIERS

Rappel sur le cancer qui ronge le monde
Faites passer S.V.P.  Il en va de l'intérêt du plus grand nombre

En quelques années, la finance a conquis des pouvoirs exorbitants. Le
dollar, monnaie internationale de référence, n'a plus aucun lien avec
une quelconque réalité matérielle. Les détenteurs de capitaux peuvent
agir à leur guise sur des marchés boursiers méthodiquement dérégulés.
Ils ont obtenu une fiscalité au bénéfice des revenus du capital, le droit
d'échapper en grande partie à l'impôt, la libre circulation du capital
financier dans le monde et ils se permettent aujourd'hui de « noter »
les États, les plaçant sous la menace des attaques des spéculateurs.

Mettons fin à ces privilèges inouïs et contraires à la démocratie
qui nous placent sous la menace de crises financières incessantes et
de politiques d'austérité désastreuses.  Mettons en place une
nouvelle réglementation bloquant la spéculation et la financiarisation
de toute l'économie et placerons sous contrôle social les banques
privées qui la violeraient. Agissons pour changer les missions de
la Banque centrale européenne et créerons en France un pôle public
bancaire et financier qui agira pour l'emploi et les salaires, contre les
délocalisations et la spéculation.

contre la spéculation et la financiarisation de notre économie
– Blocage des échanges de capitaux avec les paradis fiscaux
– Réforme de la fiscalité : suppression du bouclier fiscal, augmentation
de l'ISF et de l'impôt sur les revenus du capital, taxation des revenus
financiers des entreprises, mise en place du principe de modulation de
l'impôt sur les sociétés et du taux des cotisations sociales patronale
en fonction des objectifs d'emploi, de formation et de salaires de
l'entreprise Suppression des exonérations de cotisations sociales
patronales qui ont montré leur inefficacité
– Création d'un Fonds national et de fonds régionaux pour l'emploi
et la formation

Agir tout de suite

– Adoption d'une loi portant création d'un pôle public financier trans-
formant notamment la politique et les critères du crédit
– Placement sous contrôle social des banques privées qui ne re-
specteraient pas la nouvelle réglementation en matière de lutte

Agir pour un changement durable

– Transformation des missions, de la politique monétaire et de la
gouvernance de la Banque centrale européenne (BCE) et de la
Banque de France et création d'un Fonds européen de développement
social, écologique et solidaire pour l'expansion des services publics,
de l'emploi et des qualifications
– Création de pouvoirs nouveaux pour les salariés et leurs représen-
tants dans la gestion de leur entreprise, ainsi que des citoyens dans
les institutions bancaires et les collectivités territoriales


          

samedi 22 septembre 2012

Là-bas si j'y suis à la fête de l'Huma

Allez voir cette vidéo enregistrée à la fête de l'Humanité 2012

Aux dernières élections on a éliminé Sarko, et le nouveau président ne devrait
pas croire qu'il a été élu pour ses bonnes idées et les seules voies de son parti.

Ceux qui croient que le changement c'est pour maintenant, vont se rendre compte
que la lutte continue. Ne baissez pas la garde.


mardi 18 septembre 2012

Les présidents de la BCE et de la France ont parlé : et alors ?



Mardi 18 septembre 2012
Par Évariste
Pour réagir aux articles,
écrire à evariste@gaucherepublicaine.org
Après le rejet de Nicolas Sarkozy et l’installation du PS à l’entièreté des postes de responsabilité, nous avons eu droit pendant plusieurs mois à de la propagande communicationnelle sans contenu réel. Maintenant, nous allons rentrer dans le dur. Et il y a loin de la coupe aux lèvres !

La rentrée scolaire

La rentrée scolaire se fait avec les suppressions de 14.000 postes  Sarkozy-Fillon-Chatel, qui deviennent suppression de 13.000 postes puisqu’Hollande-Ayrault-Peillon ont remis 1 000 postes… Mais cette rentrée s’effectue dans des conditions encore plus dramatiques que l’année dernière. On nous dit : « On n’a pas eu le temps, rendez-vous à la rentrée 2013 » ! Soit ! On remarque la connivence Peillon-FSU-FCPE dans la communication : sera-ce suffisant  ? La concertation engagée engagée par Peillon fonctionne déjà comme avec une petite censure puisque les textes adressés à la demande du ministère, mais qui demandent d’agir sur le fond ne sont toujours pas mis sur le site ministériel. (Cf. le texte de Catherine Kintzler publié dans ReSPUBLICA)

La dernière enquête Insee du 7 septembre 2012

Les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres. Le niveau de vie médian a diminué de 0,5 % en 2010 par rapport à 2009. La pauvreté touche 8,6 millions de personnes soit 440.000 de plus en 2009. Les 10 % les plus aisés s’en sortent mieux que les autres puisque le niveau de vie moyen a augmenté de 2,1 % contre 1,4 % pour toute la population. Le rapport entre la masse des niveaux de vie des 20 % les plus aisés par rapport aux 20 % les plus modestes a augmenté de 4,3 à 4,5. Bien sûr, cela est le produit de l’action du précédent gouvernement de droite. Mais cette enquête montre le réel aujourd’hui et justifie l’impatience des couches populaires.

Mario Braghi, président de la BCE, sauveur, mais de qui ?

Le président de la BCE a annoncé qu’il pourrait acheter de façon illimitée (effet d’annonce !), sur le marché secondaire (et non sur le marché primaire…) des titres de dettes souveraines de 1 à 3 ans de maturité, à condition que les pays concernés acceptent les politiques d’austérité, les baisses de niveau de vie correspondantes pour les couches populaires et pour les couches moyennes intermédiaires, la perte de la souveraineté budgétaire et fiscale et de la démocratie, puisque ce ne sera plus le peuple qui décidera de son avenir.
Vous avez bien compris, cela se passera sur le marché secondaire (sous le nom d’Outright Monetary Transactions, OMT), ce qui veut dire que la BCE rachètera aux banques pour les soutenir et leur permettre de faire du profit sur les peuples. Il n’est donc toujours pas question d’achat par la BCE des titres directement émis par l’État à des taux inférieurs à 1 %. À noter pour ceux qui se sont laissés berner par le mot  « illimité » que l’OMT ne devra pas augmenter le volume des liquidités puisqu’il devra vendre un montant équivalent à ses rachats. Qui a applaudi ? Les marchés, les journalistes « nouveaux chiens de garde » du système et le personnel politique ordolibéral UMP et PS ! En fait, cela permettra une embellie de courte durée. Pourquoi ? Parce que les mêmes causes produisant les mêmes effets, tant que l’on n’agira pas sur les causes, la crise s’amplifiera. La crise de profitabilité du capitalisme dans l’économie réelle hors finance, la crise de compétitivité, les politiques d’austérité de plus en plus inhumaines, la crise financière et la crise de la dette publique vont continuer de se développer puisque rien n’est fait pour les combattre.
Nous reviendrons dans un numéro ultérieur sur les solutions que nous préconisons, car un livre est en écriture sur le modèle politique alternatif possible et actuellement des conférences publiques sont tenues par des camarades de notre réseau sur ce thème.

François Hollande fixe le cap sans répondre aux revendications des couches populaires

On a compris que les deux prochaines années devraient être les deux années du redressement, et les trois années qui suivent celles de la solidarité. Mais les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Depuis quand supprimer 10 milliards des dépenses publiques (encore !), faire payer 10 milliards par les ménages et 10 milliards par les entreprises serait-il le plus juste parce que c’est 1/3 chacun ?
La question est austérité ou pas ! Et pas un mot sur le TSCG que François Hollande veut faire voter début octobre avec un accord PS-UMP. Pas un mot sur la construction européenne mortifère. Pas un mot sur les plans sociaux, les fermetures d’usines, les licenciements. Des mots sympathiques pour les patrons quand il reprend le slogan du MEDEF de la nécessaire « baisse des charges des entreprises » alors que la déformation du partage de la valeur ajoutée au détriment des salaires et au profit des dividendes est de 9,3 points de PIB sur les 30 dernières années, soit plus de 180 milliards par an. Pas un mot sur la nécessaire industrialisation haut de gamme de la France et ses conditions de réalisation, sur la nécessaire augmentation de la recherche-développement là où la France est en dessous de la moyenne de l’OCDE, etc.
Quant aux couches populaires, il leur demande simplement d’attendre deux ans, elles qui attendent déjà depuis bien plus longtemps ! Quant à la protection sociale et son financement, on peut craindre un projet de type Sarkozy, mais en remplaçant la TVA sociale par la CSG. Nous serons fixés dans un mois.

Les tâches de l’heure

Préparons dans nos organisations la manifestation unitaire du dimanche 30 septembre contre le nouveau traité (TSCG). Mobilisons le plus possible. Développons dans cette année sans élections des initiatives d’éducation populaire de toutes natures et sur l’ensemble des sujets (conférences publiques traditionnelles, conférences publiques avec des vidéos courtes, stages de formation, ciné-débats, pièces de théâtre pour la conscientisation, conférences gesticulées, etc.)
N’hésitez pas à nous demander d’entrer en contact avec tous des camarades et structures susceptibles d’y contribuer. L’heure est à la mobilisation consciente.