jeudi 13 septembre 2012

NESTLÉ ET LE BUSINESS DE L'EAU EN BOUTEILLE

Le titre du blog va très bien avec ce reportage!

Comment transformer de l'eau en or ? Une entreprise détient la recette : Nestlé, multinationale basée en Suisse, leader mondial de l'agroalimentaire, grâce notamment au commerce de l'eau en bouteille, dont elle possède plus de 70 marques partout dans le monde (Perrier, San Pellegrino, Vittel ou Poland Spring aux États-Unis). Pour le président du CA, Peter Brabeck, l'eau, fer de lance d'une stratégie planétaire, peut "garantir encore cent quarante ans de vie" à l'entreprise. Malgré le refus de collaborer opposé par la direction, Res Gehriger et Urs Schnell dévoilent les coulisses de ce marché qui brasse des milliards. Des États-Unis au Nigeria en passant par le Pakistan, ils explorent les circuits de l'eau en bouteille, mettant en lumière les méthodes parfois expéditives du plus puissant groupe agroalimentaire de la planète. Ils montrent qu'elles reposent sur une question cruciale, objet dans nombre de pays d'un vide juridique dont les avocats et lobbyistes de la firme savent tirer profit : à qui appartient l'eau ? 



mardi 11 septembre 2012

A PSA Valenciennes, une employée licenciée pour un vol d'un montant de 3 euros

On dégraisse comme on peut chez PSA
Le Parisien:
[- Licenciée pour une faute grave à trois euros. Une employée de PSA à Valenciennes (Nord), a été remerciée début septembre, accusée d'avoir volé deux raclettes servant à nettoyer le sol, d'un montant de 3,07 euros, a rapporté lundi 10 septembre 
"Elle changeait de poste et elle a voulu garder son matériel, car avec les restrictions de budget il est difficile d'avoir du matériel, d'où la présence de ces deux raclettes dans son sac", a expliqué Cédric Brun, représentant de la CGT, pour la désense de cette salariée, embauchée en 2011. Elle qui  avait la  "responsabilité de conduire une ligne de machines dans l'atelier (...), a fait l'objet d'une procédure de licenciement pour avoir soustrait des objets qui appartenaient à l'entreprise", a indiqué pour sa part la direction de PSA Valenciennes, rapporte le quotidien. 
Selon le syndicaliste, la personne licenciée envisage de saisir le conseil des prud'hommes, indique Le Parisien. Lui, dénonce un "licenciement abusif", et s'indigne dans le même temps des "pressions subies par l'ensemble des salariés depuis l'annonce de 8000 suppressions d'emplois au sein du groupe."]

dimanche 9 septembre 2012

Peut-on encore contrôler la finance mondiale ?


Certes, la spéculation n’a jamais été aussi forte contre les pays du Vieux Continent. Mais il n’est pas trop tard pour instaurer des règles mettant fin à ces dérives. A condition de choisir les bonnes !
Des attaques spéculatives en rafale sur les Etats européens, des agences de notation qui continuent de faire leur loi sur les marchés, des hedge funds qui se la coulent douce dans les îles Caïmans… Pour un peu, on croirait que rien n’a changé depuis la crise des subprimes ! «Trois ans après, les financiers n’en font toujours qu’à leur tête», s’alarme l’économiste Jean-Paul Pollin.
De fait, même si le G20 a commencé à s’attaquer au problème – il a limité les bonus des traders et imposé aux banques de renforcer leurs fonds propres – il reste encore beaucoup à faire pour mettre enfin la finance mondiale sous contrôle. La plupart des décideurs politiques jurent d’ailleurs vouloir s’y atteler. Mais comment s’y prendre ? Entre les utopies sympathiques, les fausses bonnes idées et les propositions démagogiques, les vraies solutions sont parfois difficiles à discerner. «Les réformes les plus séduisantes ne sont pas toujours les meilleures», observe Patrick Artus, de Natixis. Ces pages le confirment.
Marie Charrel
1. Les réformes efficaces et réalisables
Trois ans après le début de la crise, certaines de ces mesures commencent enfin à être étudiées par les principales autorités de régulation de la planète. Si tout va bien, quelques-unes pourraient entrer en vigueur d’ici à 2015.
Réguler le marché des produits dérivés
Aujourd’hui, 95% de ces produits financiers complexes, comme les fameux CDS («credit default swaps»), s’échangent de gré à gré, c’est-à-dire hors des marchés régulés.
Résultat : quand certains d’entre eux explosent, comme les titres bourrés de subprimes en 2008, personne ne sait quelles banques en détiennent, ni quelles sont celles risquant la faillite.
Pour mettre fin à cette opacité, l’Europe et les Etats-Unis envisagent d’obliger les financiers à effectuer leurs achats et ventes de produits dérivés par le biais de chambres de compensation. Un peu à la manière des Bourses traditionnelles, ces structures récolteraient les dépôts de garantie des participants, vérifieraient leur solidité financière et répertorieraient toutes les transactions. «Cela nous permettrait de savoir qui détourne ces produits financiers pour spéculer et de stopper la machine avant qu’elle s’emballe», explique Laurence Scialom, de Paris-X. Bien entendu, ces chambres de compensation devraient être suffisamment capitalisées pour encaisser les crises et elles aussi surveillées de près par les régulateurs. Autrement, on serait ramené au problème précédent.
Supprimer les références aux notes dans les réglementations
Un comble ! Alors que les dirigeants du G20 ne cessent de répéter que les agences de notation ne sont pas fiables et aggravent les crises, ils continuent de baser les nouvelles réglementations des banques et des assureurs sur leurs évaluations ! Ainsi les règles de Bâle III dressent-elles la liste des obligations souveraines que les établissements financiers peuvent ou non posséder en fonction des notes attribuées aux Etats émetteurs. «On marche sur la tête, s’agace l’économiste Paul Jorion. Les agences essaient de nous faire croire qu’elles sont indispensables, mais c’est faux !»
La preuve : la loi Dodd-Frank, votée l’an dernier aux Etats-Unis, prévoit que l’ensemble des réglementations financières américaines sera révisé pour en supprimer toute référence aux agences. «Les banques devront se fier à leurs services d’analyse interne, et cela ne sera pas plus mal», commente Norbert Gaillard, spécialiste des marchés financiers pour l’OCDE. Pour l’instant, l’Europe n’a rien décidé.
Encadrer le trading haute fréquence
Menés à grande échelle, ces ordres d’achat ou de vente déclenchés en moins d’un millionième de seconde par des ordinateurs augmentent la volatilité des Bourses. Dans le pire des cas, ils peuvent même provoquer des krachs éclair, comme celui du 6 mai 2010 aux Etats-Unis. Aujourd’hui, plus de 50% des transactions sur le CAC 40 sont passées par ces robots, agissant le plus souvent de façon automatique…
S’il est difficile d’envisager la suppression pure et simple de ces systèmes – autant interdire aux banques d’utiliser des logiciels – l’Europe planche sur deux types de mesures pour limiter leurs nuisances. La première serait d’instaurer un temps légal minimum entre deux transactions, de 0,5 à 1 seconde. La deuxième serait de soumettre à l’impôt ces ordres ultrarapides – la taxe de 0,01% sur les transactions financières souhaitée par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel le pourrait très bien. «Cela rendrait tout de suite ces robots bien moins attrayants», note Pascal Canfin, eurodéputé écologiste et fondateur de Finance Watch, une ONG de lutte contre les abus des traders.
Naturellement, il faudrait que ces règles soient également imposées aux «dark pools». Et pendant qu’on y est, que la «colocalisation» soit bannie. Les sociétés de trading qui utilisent cette astuce vont en effet jusqu’à installer leurs ordinateurs dans les immeubles des Bourses, pour gagner quelques centièmes de seconde sur leurs concurrents…
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jeudi 6 septembre 2012

L'Argent Dette 2 - la mafia Rothschild (Paul Grignon), 88 min

Dans la série, après l'argent Dette 1
Voici la suite




C'est Très instructif sur le mécanisme des prêts bancaires et la dette qui en découle toujours plus grosse jusqu'à ce qu'on en crève tous!
C'est le conflit qui oppose le peuple aux banques
A faire connaître au plus grand nombre

FUKUSHIMA, UNE POPULATION SACRIFIÉE

Fukushima, une population sacrifiée

La Chaîne Parlementaire / Public SénatSur LCP le 6 septembre à 20H40    Avoir absolument

Depuis le 11 mars 2011, le Japon vit avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Car la centrale nucléaire de Fukushima, endommagée par le séisme et le tsunami qui ont ravagé l'archipel, continue de fuir. Les mesures prises dans les semaines qui ont suivi le drame se sont révélées inefficaces. Conséquence directe du tsunami, 
20 000 personnes ont trouvé la mort. Mais les retombées radioactives sont bien plus dévastatrices et dureront des dizaines d'années. L'accident nucléaire, classé au niveau 7, le plus élevé, continue, un an après, de mettre en danger la vie des Japonais. Sur place, les habitants s'organisent différemment. Mais de nombreuses questions restent en suspens.

mardi 4 septembre 2012

Goldman Sachs: enquête sur une forteresse de la finance


Plongée au sein de la banque responsable de la crise des subprimes. Sur Arte à 20h50.

Du gratte-ciel qui émerge de la brume, rien ne filtre, si ce n’est l’image d’une forteresse invincible. Telle est Goldman Sachs, la banque la plus influente du monde. Entourée d’un impénétrable secret, et surpuissante. La forteresse n’ouvre guère ses portes aux journalistes. Encore moins à ceux qui, comme Marc Roche, chroniqueur financier au « Monde », et Jérôme Fritel, grand reporter, veulent lui régler son compte. Car, dans ce document exceptionnel construit autour de témoignages de banquiers, anciens de Goldman Sachs y compris, les deux auteurs ne se contentent pas d’égrener un à un les scandales qui ont émaillé la vie de la banque. Ils s’interrogent aussi sur leur issue. Sur les salaires et bonus indécents ou les abandons de poursuites judiciaires qui ponctuent ces affaires. Digne d’un thriller, le récit n’oublie jamais le fi l rouge qui le sous-tend : l’injustice. Et cette question : pourquoi Goldman Sachs jouit-elle d’une telle impunité ?

Goldman Sachs a toujours eu un statut à part. « Elle était pour nous la référence absolue. Nous voulions tous lui ressembler », raconte un ancien banquier. Elle incarnait l’excellence. Le zèle. Le secret. « C’était comme entrer chez les jésuites », souligne un autre. Pourtant cette époque, celle des « moines banquiers », ne dure pas. Dès les années 1990, la banque découvre les petits génies des maths. Elle veut recruter les meilleurs. Et n’hésite plus à passer la ligne jaune. A savoir tromper ses clients. Elle parie à la baisse sur des produits immobiliers à risque (subprimes) tout en les incitant à investir dedans. C’est le scandale Abacus. Une dérive spéculative qui conduira la banque allemande IKB à la faillite.

Cette fois, Goldman Sachs s’en sort en sacrifiant l’une de ses plus brillantes recrues : le jeune centralien français Fabrice Tourre. Arrogant, riche, « Fab le Fabuleux », comme il se surnomme lui-même, aura toutefois omis une chose : effacer les traces compromettantes. Des mails échangés avec sa petite amie, dans lesquels il ironisait sur les « pauvres petits emprunteurs peu solvables » qui ne « vont pas faire de vieux os ». Goldman Sachs se chargera de livrer cette correspondance à la presse. En poussant le vice jusqu’à la traduire… Fabrice Tourre est à ce jour le seul employé de la banque poursuivi en justice. Goldman Sachs, elle, solde l’affaire en réglant 550 millions de dollars aux autorités américaines.

En septembre 2008, l’opinion publique découvre un autre visage de la banque : celui de Hank Paulson. Exprésident de Goldman Sachs, l’homme incarne à merveille la collusion de la banque avec le monde politique. Devenu ministre des Finances de George Bush, il refusera de sauver de la faillite Lehman Brothers, une banque rivale de Goldman Sachs, avant de renflouer quelques semaines plus tard l’assureur AIG qui aurait pu emporter avec lui dans sa chute la fameuse… Goldman Sachs. Sommé de s’expliquer sur ce conflit d’intérêts devant les élus du Congrès américain, Paulson ne sera jamais inquiété par les juges.

L’arrivée de Barack Obama au pouvoir, en 2009, ne parviendra pas à faire dérailler cette belle mécanique. Les auteurs montrent habilement comment, en quelques mois, la « pieuvre », autre surnom de la banque, aura repris le dessus et placé ses hommes aux postes-clés de la Maison-Blanche, du Congrès et des grandes institutions internationales. Cette fois encore, Goldman Sachs l’emporte. Lloyd Blankfein, son patron, est couronné homme de l’année par le « Financial Times ». Il empoche, cette année-là, 7 millions d’euros de bonus.

Le scénario se répète. En Europe. Avec des proies plus importantes : les pays de la zone euro. Dès 2003, le journaliste Nick Dunbar révèle les dessous d’un marché passé entre la banque et la Grèce en vue d’aider ce pays à maquiller ses comptes. Un scoop que Bruxelles a préféré ignorer. « Goldman Sachs a agi tel un courtier qui vous donne 2 dollars pour 1 euro au lieu d’un seul, et qui, en échange, vous demande de garder le silence et vous assure que vous pourrez rembourser plus tard », explique -t-il. Ce deal qui a contribué à creuser la dette du pays, en lui faisant payer des taux d’intérêt plus élevés que le marché, ne sera toutefois pas jugé illégal par les instances européennes.
Cette fois encore, la banque passe entre les mailles du filet. Elle peut, sans encombre, continuer de tisser sa toile, sur le Vieux Continent comme aux Etats-Unis. Et recycler ses anciens employés au sein des grandes institutions européennes. L’un des plus éminents d’entre eux n’est autre que Mario Draghi, le patron de la Banque centrale européenne… Les Etats n’ont-ils pas une fois pour toutes abdiqué face à cette banque qui n’est autre qu’une des responsables de la crise européenne ? Le mot de la fi n revient à Nick Dunbar. Et il fait froid dans le dos. « Goldman Sachs me fait penser à ces animaux dominants aussi effrayants qu’exceptionnels que sont les requins, les guêpes, qui ont survécu aux météorites, à une extinction massive », conclut-il. Pour l’heure, les faits lui donnent raison.
Marjorie Cessac

dimanche 2 septembre 2012

L'argent sans foi ni loi


argent2511.jpgL'argent sans foi ni loi
Auteurs : Michel Pincon Monique Pincon-Charlot Regis Meyran

L'argent sans foi ni loi est une alerte majeure que formulent ici les deux sociologues, auteurs du
« Président des riches » : désormais étalé au grand jour sans complexe par ceux qui l'accaparent, l'argent semble s'être imposé comme la valeur ultime. Après avoir dénoncé la dangereuse collusion du pouvoir politique avec l'oligarchie financière, les Pinçon-Charlot abordent ici la question de fond : par quels mécanismes l'argent est-il devenu la seule finalité existentielle ? Ils reviennent sur les transformations économiques d'après 1945, notamment celles des années 80, où triomphe un capitalisme financier, spéculatif et mondialisé. L'argent est alors devenu fou : dématérialisé, dérégulé, coupé du corps social. Exemples à l'appui, ils montrent comment les grandes fortunes traditionnelles se sont adaptées aux lois du néolibéralisme, en compétition avec les nouveaux riches. Et analysent cet effet de sidération et de fascination que l'argent produit sur les masses, orchestré par une mise en scène médiatique sans précédent de la fortune. L'argent comme valeur omniprésente à un moment où la misère augmente de façon drastique : c'est là un paradoxe et une rupture inédite qui sape les fondements de la démocratie. Mais comment faire pour se réapproprier l'argent fou et faire en sorte qu'il circule dans le corps social ? Il faut l'encadrer beaucoup plus strictement et redonner à l'Etat son rôle de régulateur. Tout en rendant compréhensibles au plus grand nombre les logiques de la spéculation par l'enseignement du droit et de la finance à l'école républicaine.

Retrouvez l'ami Mermet qui reçoit Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon autour de leur dernier livre : "L’argent sans foi ni loi" (2012).
Les Pinçon-Charlot abordent cette rentrée avec un livre outil sur une arme. Cet argent virtualisé par les pros du bandit-manchot, ces traders qui banquent quand les peuples doivent les renflouer, ces banques... Ou comment cet "argent sans foi ni loi" soude l’oligarchie et désolidarise la classe moyenne et populaire.
           

Emission à écouter ici sans modération