mercredi 11 avril 2012

Ne pas ouvrir et renvoyer à l'expéditeur


Lettre de sarko que vous allez recevoir chez vous : ne l'ouvrez pas, renvoyez la !  Marquez sur l'enveloppe "Refusé, retour à l'envoyeur." Vous n'aurez ainsi aucun frais. Voir Pièce Jointe
          

lundi 9 avril 2012

La prospection d'hydrocarbures en Méditerranée fait débat

Militants de Greepeace déployant une banderole géante sur la façade de la basilique Notre-Dame de la Garde à Marseille. Le mouvement écologiste français se mobilise dimanche contre un permis de recherche d'hydrocarbures dans une zone en partie protégée de la Méditerranée dans l'espoir d'inciter le gouvernement à refuser la prolongation des autorisations. /Photo prise le 6 avril 2012/REUTERS/Jean-Paul Pélissier
François Rosnoblet
MARSEILLE (Reuters) - Le mouvement écologiste français se mobilise dimanche contre un permis de recherche d'hydrocarbures dans une zone en partie protégée de la Méditerranée dans l'espoir d'inciter le gouvernement à refuser la prolongation des autorisations.
Plusieurs milliers de manifestants sont attendus lors du "Trafalgar des pétroliers", une manifestation organisée dans différents points du Var, notamment à proximité du Fort de Brégançon, l'une des résidences officielles du président.
L'objet de leur courroux est un permis exclusif de recherche d'hydrocarbures accordé en 2002 par le ministère de l'Industrie à la société TGS-Nopec.
Ce dossier de prospection pétrolière a été repris en main par la société britannique Melrose Mediterranean Limited en 2005 pour mener des recherches à une trentaine de kilomètres au large des départements du Var et des Bouches-du-Rhône.
Le renouvellement jusqu'en novembre 2015 du permis est "en cours d'instruction" et l'Etat doit se prononcer avant le 11 avril sur ce permis qui porte sur une zone de 9.375 km2.
"Il serait criminel de le renouveler. C'est l'exemple négatif de la folie des hommes qui, pour extraire les dernières gouttes de gaz et de pétrole, mettent en péril nos ressources communes", a dit Eva Joly, candidate écologiste à la présidentielle.
LE SOCLE DE VIE DE L'HUMANITÉ
S'étendant sur près de 10.000 km2 avec des fonds pouvant dépasser les 2.500 mètres, le permis d'exploration "Rhône-Maritime" couvre une zone adossée à une vingtaine d'aires marines et littorales protégées, dont le sanctuaire marin Pelagos qui recèle une dizaine de mammifères marins classés vulnérables ou en danger, de même que quatre espèces de tortues marines et une quarantaine d'espèces de poissons.
Les risques de pollution et de perturbation de la faune sauvage ont amené les gestionnaires de ces zones protégées à prendre position contre le renouvellement du permis.
C'est le cas pour Jean-Marie Dominici, le conservateur de la réserve naturelle de Scandola qui est située au coeur de la façade maritime du Parc naturel régional de Corse et inscrite depuis 1983 sur les listes du patrimoine mondial de l'Unesco.
"L'exploitation pétrolière risque de mettre en péril toutes les colonies de Méditerranée, tous pays riverains confondus. A ces profondeurs, l'homme ne maîtrise rien. On met en jeu le socle de vie de l'humanité", a-t-il déclaré à Reuters, se disant "inquiet et pessimiste" sur le choix du gouvernement.
"Le contexte est malheureusement défavorable avec la pression énorme des enjeux pétroliers. Au Mexique, la catastrophe se poursuit. Dans la mer du Nord, elle ne dit pas son nom. L'homme s'engage dans des voies sans issues."
UN ENJEU DE TAILLE
L'enjeu économique est de taille. "En cas de réussite, les ressources assurées par le permis Rhône-maritime fourniraient des réserves nationales supplémentaires, qui diminueraient le recours de la France au gaz d'importation, et augmenteraient d'autre part la diversification des sources énergétiques françaises", écrit un responsable de Melrose dans un courrier adressé, en août 2011, au ministre français de l'Ecologie.
Le document précise qu'un grand nombre de puits d'exploration pour les hydrocarbures ont été forés en Méditerranée, notamment entre 1968 et 1985 avec 11 puits offshore dans le Golfe du Lion, sans permettre la découverte "d'hydrocarbures de valeur commerciale".
Le document souligne aussi "qu'aucune utilisation directe ou indirecte de fracturation hydraulique", une technique controversée et polluante, ne sera faite dans le cas d'un nouveau permis.
En cas de renouvellement, c'est la société Noble Energie France qui détiendrait plus de 72% des droits du permis à exploiter aux termes d'une convention de partenariat signée avec Melrose.
Elle prévoit de réaliser une campagne sismique 3D, qui pourrait selon les militants écologistes s'avérer nocive pour les populations animales de ces zones remarquables de Méditerranée, particulièrement pour les cétacés.
Surtout, le nouveau titulaire du permis "entreprendra dès 2013 trois forages tests en offshore ultra profond (-2.600m) (...) à quelques kilomètres seulement des côtes françaises", accusent dans un communiqué commun des ONG internationales telles Greenpeace et WWF.
Si le gouvernement optait pour la prolongation du permis, les associations contesteraient la décision devant les tribunaux en se fondant notamment sur les irrégularités qui entachent selon elles ce dossier.
Edité par Yves Clarisse

samedi 7 avril 2012

Tour Eiffel  : le plan secret de Sarkozy

Pourquoi le président a-t-il subitement décidé d'augmenter de 30% les droits à construire, se sont demandé tous les économistes ? Parce qu'il avait une idée derrière la tête, pardi !

Est-ce que, pendant quelques instants au moins, vous ne pourriez pas essayer d'être un peu gentil avec Nicolas Sarkozy ? Arrêter de ricaner comme des hyènes aigries chaque fois qu'il entreprend quelque chose pour sauver la France ? Hein ? Même avec des types comme Jeanne d'Arc ou René Coty – dont le bilan n'était pas meilleur, croyez-moi –, le peuple savait se montrer indulgent. Alors, pourquoi continuer de taper sur notre encore président, y compris lorsqu'il lui arrive de faire de bonnes choses ?
Tiens, prenons l'histoire des droits à construire. Les augmenter de 30% quels que soient les lieux et les circonstances, ce n'est quand même pas une si mauvaise idée, nom d'une perceuse ! Comme l'a expliqué le chef de l'Etat face à une Claire Chazal mordante comme une vipère, cela devrait permettre tout à la fois de relancer l'emploi dans le BTP et d'offrir un toit à des milliers de sans-abri. Double profit pour une seule mesure, il fallait le faire ! Eh bien, au lieu de saluer la prouesse, les commentateurs se sont répandus en vilenies. Carte blanche au bétonnage, défiguration des centres-villes, balafrage programmé de nos espaces verts… A en croire ces mauvais coucheurs, non seulement la dernière sarkozade serait un désastre pour l'environnement, mais elle ne ferait ni chaud ni froid aux SDF, puisque ces malheureux n'ont de toute façon pas d'argent pour payer de loyer, fût-ce dans une véranda immonde ajoutée à un pavillon de banlieue immonde.
Seulement les milliardaires chinois, eux, en ont. Et les émirs des sables aussi. A votre avis, combien seraient-ils prêts à mettre pour habiter la tour Eiffel ? Et les grandes familles mexicaines confites de bigoterie ? Quelles sommes poseraient-elles tout de suite sur la table pour avoir l'immense privilège de crécher sur les tours de Notre-Dame, quasiment en voisins de la Vierge Marie ? Des dizaines et des dizaines de millions d'euros, on vous le garantit.
Bien sûr, il faudra affiner les calculs et établir des budgets prévisionnels précis. Mais, au pinceau mouillé, on peut estimer que les milliers de mètres carrés de logements bientôt bâtis au-dessus de nos monuments grâce à la réforme présidentielle permettront à l'Etat de récolter plusieurs milliards d'euros de bel argent tous les ans. A elle seule, l'installation de 164 appartements de prestige pour riches Japonais sur le toit du château de Chambord devrait suffire à combler une partie du déficit de la Sécu, et le remplumage par le haut du Mont-Saint-Michel à financer un bon wagon de HLM dans les cités du 9-3.
Alors, on dit quoi à Monsieur Sarkozy ?
Philippe Eliakim

jeudi 5 avril 2012

La vie de château des locataires de l'Elysée


« Nicolas Sarkozy vit dans une austérité extrême », déclarait récemment Claude Guéant… Si assurer la fonction de président de la République n'est pas de tout repos, le locataire de l'Elysée jouit toutefois de quelques avantages et privilèges.
Une ville dans la ville
Des vacances à l'oeil
Un salaire à la hauteur
Une table 4 étoiles
Air-Sarko One
100 voyages par an
Un garage de 121 voitures
Le Père Noël
Une communication rodée
Une retraite dorée
« Mon métier est dur », aime répéter Nicolas Sarkozy. Pourtant, avec près de 900 personnes aux petits soins, une résidence au bord la méditerranée, une autre à Versailles, un Airbus suréquipé et une retraite dorée… Président de la République offre aussi quelques avantages.
Au total, le budget de la présidence s'élève à 112 millions d'euros par an. Soit à peine 0,029 % de celui de l'Etat, prend soin de préciser l'Elysée sur son site internet. Sauf qu'il faut encore ajouter environ 30 millions d'euros de frais payés par les autres ministères, souligne le député de gauche René Dosière qui s'est fait un nom en décryptant les comptes de l'Elysée.
Dans son dernier livre, "L'argent de l'Etat", René Dosière compile de nombreuses anecdotes sur les comptes du Palais durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Entre la forte hausse de son salaire, l'OPA lancée sur le pavillon de la Lanterne à Versailles, le coût faramineux du sommet de l'Union pour la Méditerranée (prix de revient du dîner officiel : 5.362 euros pour chacun des 200 invités), l'équipement de l'Airbus présidentiel… le parlementaire épingle les dépenses en Sarkozye.
Et ce n'est pas le dernier rapport de la Cour des comptes qui viendra le contredire. Si l'institution loue les progrès réalisés, il reste encore des efforts à faire. Petite visite guidée.
Frédéric Cazenave

mercredi 4 avril 2012

Les marchés ou les citoyens, qui doit décider?

Chers amis,
Nous vous écrivons pour vous faire part de nos craintes quant à la ratification du nouveau traité européen. Tout porte en effet à croire que ce « pacte d'austérité » engagera durablement l'Europe sur la voie de politiques économiques dangereuses pour nos sociétés, et ce en l'absence de tout débat démocratique (plus d'information ici).
Attac a déjà interpellé les candidats à la Présidentielle à ce sujet (les réponses sont disponibles ici). Mais Nicolas Sarkozy et François Hollande n'ont pas daigné répondre… Exigeons de ces candidats qu'ils acceptent et organisent le débat !
Nous mettons à votre disposition un outil d'interpellation (sur cette page). Vous pouvez aussi copier-coller le texte d'interpellation reproduit ici. Et surtout, pour informer et agir, faites circuler ce message ! C'est tous ensemble que nous ferons changer la donne.
Bien à tous,
L'équipe actions d'Attac France
PS : N'oubliez pas, si vous adhérez aux idées d'Attac… adhérez à Attac :-)

Le Parti Socialiste enfin en banlieue

HOLLANDE À LA PORTE
« Vous regardez pas le Petit Journal ?! »

Toc-toc, c'est la campagne de François Hollande qui frappe à la porte des Français. Des volontaires fraîchement formés, "Obama style", arpentent les quartiers populaires. Il reste moins de trois semaines pour convaincre un maximum d'électeurs. Annie et David, militants PS, ont choisi un immeuble du quartier Victor-Hugo à Clichy-la-Garenne. Pas plus de cinq minutes par porte et il en reste quatre millions : c'est pas gagné.
Enregistrements : 29 mars 12
Mise en ondes & mix : Samuel Hirsch
Réalisation : Mia Ma

dimanche 1 avril 2012

Mélenchon, le troisième homme de la présidentielle ?

Jean-Luc Mélenchon, en meeting à Lille, le 27 mars.

Dans un nouveau sondage, le candidat du Front de gauche est crédité de 15 % des intentions de vote au premier tour.

François Hollande reste en tête des intentions de vote, à 28,5 %, devant Nicolas Sarkozy, stable à 27,5 %, mais il perd deux points en quinze jours au profit de Jean-Luc Mélenchon qui, gagnant quatre points à 15 %, prend la troisième place, selon un sondage LH2 pour Yahoo! publié dimanche. Au second tour, le candidat socialiste l'emporterait avec 54 %, malgré un effritement d'un point, face au président sortant (46 %).
Au premier tour, derrière Hollande, Sarkozy et Mélenchon, Marine Le Pen obtiendrait 13,5 %, en baisse d'un point par rapport au précédent sondage LH2 publié le 18 mars, et François Bayrou 12 % (- 0,5 point). Viennent ensuite, très loin derrière, Eva Joly, à 2 % (- 0,5 point), Philippe Poutou, Nathalie Artaud et Nicolas Dupont-Aignan, à 0,5 % chacun, et Jacques Cheminade (0 %).
17 % des sondés n'ont pas exprimé d'intention de vote au premier tour, et 21 % au second. Ce sondage a été réalisé par téléphone les 30 et 31 mars auprès d'un échantillon représentatif de 973 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice complète consultable auprès de la Commission nationale des sondages.