lundi 16 janvier 2012

30 milliards d'allègement de cotisations sociales pour les employeurs, Tva pour tous les autres ?

Nicolas Sarkozy l'a annoncé le 31 décembre dernier lors de ses vœux aux Français. Il souhaite mettre en place sans attendre une "Tva sociale". L'idée telle qu'elle apparaît au fil des interventions des responsables gouvernementaux (François Fillon, Valérie Pécresse...) est la suivante : il s'agirait de diminuer les cotisations sociales acquittées dans le cadre du travail et destinées à financer les différentes branches de la Sécurité sociale (Vieillesse, Maladie, Famille, Accident du travail-Maladie professionnelle et Chômage) pour les transférer sur un impôt sur la consommation.

Actuellement, deux tiers des ressources de la protection sociale proviennent des cotisations assises sur les salaires. Les cotisations sociales affectées aux branches Famille et Maladie de la Sécurité sociale seraient probablement les seules concernées.
Par exemple, le gouvernement pourrait ramener à zéro les 5,4 % de cotisations patronales actuellement dédiées à la branche Famille, soit 30 milliards d'euros par an. Cette baisse pourrait être compensée par une augmentation de la Tva de 4 à 5 points sur les achats de biens ou de services.
Pourquoi cette mesure ? Le gouvernement invoque sa volonté d'augmenter la compétitivité des entreprises françaises face aux produits importés en diminuant le coût du travail par une baisse des cotisations sociales. C'est pourquoi le gouvernement parle aussi de "taxe anti-délocalisation" ou de "taxe compétitivité".
Beaucoup de critères restent encore flous. Le gouvernement baissera-t-il toutes les cotisations sociales – patronales et salariales – ou seulement celles des employeurs ? Une option qui semble largement plébiscitée par sa majorité.
D'autre part, à quoi seront affectées les marges dégagées par les employeurs ? A baisser les prix des produits made in France, à augmenter les salaires ? A embaucher ? Rien n'est moins sûr. Serviront-ils à accroître les marges des entreprises ? On peut le craindre.
Le gouvernement prendra-t-il l'option de diminuer également les cotisations salariales afin de relancer le pouvoir d'achat des salariés ? Cela ne semble pas être une voie plébiscitée aujourd'hui. Et si tel était le cas, l'augmentation de la la Tva viendrait significativement annuler les effets de gain de pouvoir d'achat. Quels produits seront touchés par la hausse de la Tva ? Tous ? Uniquement ceux à 19,6 % c'est-à-dire la majorité des produits ? Les produits essentiels comme l'alimentation (Tva à 5,5 %) seront-ils épargnés ?
Ce qui est certain, en revanche, c'est que la Tva reste l'impôt le plus injuste qui soit puisqu'elle touche tous les Français, riches ou pauvres, au même pourcentage. Pire, la part consacrée à la consommation dans le budget d'une famille modeste est plus importante que dans celles plus aisées qui ont la possibilité de dégager des marges pour épargner ou placer leur argent. Il s'agit donc d'un impôt spécialement injuste.
Voilà pourquoi, les détracteurs de la "Tva sociale" préfèreraient une augmentation de la Csg, proportionnelle aux revenus, impactant non seulement les salaires mais aussi les revenus du capital et de l'épargne.
Le gouvernement veut aller vite et faire passer cette mesure avant l'élection présidentielle, c'est-à-dire avant la fin février, date à laquelle le Parlement suspendra ses activités pour cause de campagne électorale. Si cette loi est votée, elle ne pourra pas concrètement être appliquée avant le second semestre 2012, voire 2013.

la Tva sociale "est une entourloupe"



Jean-Paul Benoit : la Tva sociale "est une entourloupe" qui transfère le financement de la Sécu sur les ménages
Que pensent les Mutuelles de France de la Tva sociale ? Nous pensons qu'il s'agit d'une entourloupe. Le financement de la Sécurité sociale, tel qu'il a été conçu en 1945, était partagé entre les ménages (par le biais des cotisations salariales, aujourd'hui transféré sur la Csg) et par les cotisations employeurs. Or, depuis trente ans, avec le développement des exonérations patronales, on a pu constater un transfert des cotisations des entreprises vers les ménages à hauteur de 17 points de produit intérieur brut (Pib) soit environ 300 milliards d'euros. Il s'agit d'une fois et demie le budget de l'Assurance-maladie (220 milliards d'euros). Avec le transfert des cotisations sociales employeurs vers la Tva sociale, c'est la cerise sur le gâteau pour les entreprises. On transfère totalement le financement sur les ménages et qui plus est les plus modestes. Ce n'est pas admissible. Pourquoi sur les plus modestes ? La Tva est une invention française qui a été créée pour rendre l'impôt indolore à ceux qui le payent vraiment, c'est à dire les ménages. Mais il s'agit d'un impôt antisocial puisqu'au lieu d'être progressif, il est dégressif. Le taux de Tva est le même pour tout le monde, mais comme la part consacrée à la consommation est plus importante dans le revenu des gens modestes, on arrive au résultat suivant. Moins tu es riche, plus tu payes. L'argument du gouvernement pour la mise en place de la Tva sociale est de dire qu'il faut réduire les charges des entreprises et le coût du travail. Qu'en pensez-vous ? On nous (...)

Grille de notation

Pour y voir plus clair si vous êtes inquiets:


Moody'sS&PFitchDagong 
Long
terme
Court
terme
Long
terme
Court
terme
Long
terme
Court
terme
Long
terme
Court
terme
Signification
de la note 
AaaP-1AAAA-1+AAAF1+AAAA-1Prime
Première qualité
Aa1AA+AA+AA+High grade
Haute qualité
Aa2AAAAAA
Aa3AA-AA-AA-
A1A+A-1A+F1A+Upper medium
grade

Qualité moyenne
supérieure
A2AAA
A3P-2A-A-2A-F2A-A-2
Baa1BBB+BBB+BBB+Lower medium
grade

Qualité moyenne
inférieure
Baa2P-3BBBA-3BBBF3BBBA-3
Baa3BBB-BBB-BBB-
Ba1Not
prime


Non
prime
BB+BBB+BBB+BNon-investment
grade,
speculative

Spéculatif
Ba2BBBBBB
Ba3BB-BB-BB-
B1B+B+B+Highly
speculative

Très spéculatif
B2BBB
B3B-B-B-
Caa1CCC+CCCCCCCCCRisque élevé
Caa2CCCUltra spéculatif
Caa3CCC-En défaut, avec
peu d'espoir
de recouvrement
CaCCCC
CC
CD/DDD/DDIn default
En défaut
/DD
/D


La guerre de la finance est déclarée

La guerre de la finance est déclarée

L'agence de notation Standard & Poor's déclare la guerre de la finance contre la France. Il faut résister. Se coucher devant la finance aiguise son appétit. La capitulation grecque l'a prouvé. Il faut rendre les coups. La Banque Centrale doit annoncer immédiatement qu'elle prêtera à la France à un taux très bas. Faute de quoi il faut suspendre les versement français au budget de l'Union européenne et couvrir les prochaines tranches avec un emprunt forcé sur les banques françaises qui viennent d'être gavées par la BCE. La guerre entre la finance et le peuple est déclarée. Chacun doit choisir son camp, sans tergiverser.

dimanche 15 janvier 2012

Manipulation des masses


A propos des « dix stratégies de manipulation de masses » attribué à Noam Chomsky

Jean BRICMONT
Un texte intitulé « Les dix stratégies de manipulation de masses »  et attribué à Noam Chomsky circule abondamment sur le net ces jours-ci. Par ailleurs, on voit déjà, en réponse à ce texte, des critiques de Chomsky comme « adepte de la théorie du complot », dans la « grande » presse .

 . il n'y a pas de pilote dans l'avion..

Jean Bricmont


 Un cours qui est largement enseigné à l'ENA 



 Les dix stratégies de manipulation de masses

Noam Chomsky

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les médias. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l'éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu'à maintenir le public dans l'ignorance et la médiocrité




 
1/ La stratégie de la distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l
'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s'intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l''économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l'attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles » (Le foot, les jeux olympiques, Johnny, etc)


2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d
'abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu'on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté.

(Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.)


3/ La stratégie de la dégradation
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C'est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n'assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s'ils avaient été appliqués brutalement.

(baisse des retraites et allongement de la durée du travail)


4/ La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l'accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur qu'un sacrifice immédiat. D'abord parce que l'effort n'est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s'habituer à l'idée du changement et l'accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

(L'augmentation importante de la pression fiscale ne se fera pas avant les élections de 2012)


5/ S''adresser au public comme à des enfants en bas-âge
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental.
Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s'adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d'une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

(Les français sont trop gros, trop gros, trop gros,.. Les boissons sucrées sont surtaxées : nous les paierons plus cher)


6/ Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion
Faire appel à l'émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l'analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l'utilisation du registre émotionnel permet d'ouvrir la porte d'accès à l'inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements

(La terre se réchauffe dangereusement du fait des seules activités humaines (sic), ce sera terrible pour nos enfants : les carburants sont encore plus taxés)


7/ Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l'éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l'ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

(80 % des élèves des universités ou des grandes écoles sont issus des classes moyenne ou supérieure)


8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver « cool » le fait d'être bête, vulgaire, et inculte

(Voir certaines émissions de TV particulièrement populaires)


9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
Faire croire à l'individu qu'il est seul responsable de son malheur, à cause de l'insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l'individu s'auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l'un des effets est l'inhibition de l'action. Et sans action, pas de révolution!..

(Vous êtes au chômage par manque de formation ! : suivez un stage et tout ira mieux)


10/ Connaître les individus mieux qu'ils ne se connaissent eux-mêmes
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.


(Pourquoi croyez-vous que les grands politiques utilisent et payent largement des instituts importants des sciences humaines ou des grandes sociétés de publicité ce qui revient au même

vendredi 13 janvier 2012

Triple A

D'après ce que j'ai entendu, les agences de notation continuent leur dictature et voudraient qu'on renforce la rigueur.
Ce n'est pas supportable, révoltez-vous contre cette finance qui veut nous infliger cette puge.
Nous n'avons pas élu cette bande de branleurs. Mort aux agences de notation.
Sus à ces salops on ne va pas se faire enculer comme les Grecs, non mais!

TRIPLE BUSES